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NOUVELLES Financières

Devises : le dollar défie Trump en saluant l'emploi US 

Le billet vert a bondi vendredi après la publication de chiffres de l'emploi plus solides que prévu aux Etats-Unis en juin. De quoi enrager Donald Trump, qui n'a de cesse de critiquer le dollar fort et la Fed, dont les taux sont selon lui trop élevés.

Le dollar a salué vendredi par un vif rebond de solides chiffres de l'emploi en juin aux Etats-Unis. L'indice du dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de six devises de référence, a ainsi bondi de 0,55% à 97,25 points après ces chiffres, avec un plus haut en séance à 97,44 pts.

Les créations d'emplois ont atteint 224.000 en juin aux Etats-Unis, un chiffre bien supérieur aux 165.000 attendus, mettant à mal l'hypothèse selon laquelle la croissance américaine connaîtrait un net ralentissement... Une forte baisse des taux de la Fed dès sa réunion de juillet apparaît donc moins urgente, favorisant le rebond du billet vert et des taux d'intérêts. Le rendement du T-Bond à 10 ans a rebondi vendredi de 9 points de base à 2,04%. L'outil Fedwatch du CME Group table encore sur une baisse des taux de la Fed le 31 juillet, mais d'un quart de point plutôt qu'un demi-point. L'euro cédait de son côté vendredi soir 0,52% à 1,1225$, déprimé par l'annonce d'une baisse inattendue des commandes industrielles en Allemagne, qui relance les spéculations en faveur de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire de la BCE. Les commandes à l'industrie de la première économie de la zone euro ont ainsi décroché de 2,2% en mai par rapport à avril, alors que le consensus tablait sur une quasi-stabilité (-0,1%). En outre, le ministère allemand de l'Economie a précisé qu'il n'y aurait probablement pas d'amélioration à court terme. La Fed "ne sait pas ce qu'elle fait" : Aux Etats-Unis, Donald Trump s'est chaudement félicité des bons chiffres de l'emploi, vendredi, mais il s'en est une nouvelle fois pris à la Réserve fédérale, deux jours après avoir critiqué une nouvelle fois la force du dollar, menaçant même d'intervenir sur le marché pour affaiblir la devise américaine afin de rendre les entreprises américaines plus compétitives. Le président américain a accusé vendredi la Fed de ne "pas savoir ce qu'elle fait" et a jugé que l'économie américaine "serait comme une fusée" si la banque centrale baissait les taux. "Mais nous payons beaucoup d'intérêts et ce n'est pas nécessaire. Malheureusement nous avons une Fed qui ne sait pas ce qu'elle fait", a martelé le président devant des reporters depuis la Maison Blanche.

"La Chine et l'Europe jouent le grand jeu de la manipulation des devises" :Mercredi, via Twitter, Trump avait accusé une nouvelle fois la Chine et la zone euro de manipuler leurs monnaies, afin de rendre leurs produits plus compétitifs. Pour la première fois, il a évoqué une possible intervention du Trésor américain pour faire baisser le dollar, ce qui serait une première depuis 30 ans. "La Chine et l'Europe jouent le grand jeu de la manipulation des devises et pompent de l'argent dans leur système pour faire concurrence aux Etats-Unis", a déploré le président américain sur Twitter. "Nous devrions FAIRE COMME EUX ou continuer à rester assis comme des idiots à regarder les autres pays jouer leur petit jeu comme ils le font depuis de nombreuses années", a affirmé le locataire de la Maison-Blanche, qui est déjà lancé dans sa campagne en vue d'une réelection en 2020, qui dépendra notamment de la bonne santé de l'économie et de la Bourse américaine.


Devises : toujours pas de direction ce midi

Mercredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne restait sans tendance face à sa contrepartie américaine, à 1,1288 dollar (- 0,01%), tout en suivant des tendances éparses mais peu prononcées contre les autres devises. Coup de poker à la Banque centrale européenne, où après son audition, l'actuelle directrice générale du FMI, Christine Lagarde, est donc la mieux placée pour prendre la suite de Mario Draghi, dont le mandat unique de huit ans se terminera à l'automne. Certes, les paris des opérateurs portaient plutôt sur des profils de banquiers centraux. Mme Lagarde 'n'est ni une experte en politique monétaire, ni une spécialiste des marchés financiers. Mais, et c'est peut-être plus important, on lui reconnaît trois qualités : être une ' grosse bosseuse ', avoir un vrai sens de la négociation et savoir s'entourer', soulignent les analystes de la Banque Postale (LBP) AM ce matin. Mme Lagarde devra faire ses preuves en matière de politique monétaire. 'Notons cependant que c'est un thème dont elle a eu à s'emparer en tant que directrice générale du FMI. L'institution internationale n'a-t-elle pas, au nombre de ses missions, la recommandation de politique économique ? Christine Lagarde a plutôt une réputation de 'dove' ('colombe', symbole des politiques accommodantes, ndlr). Plus fondamentalement, son efficacité sera jugée demain à la double aune de faire ressortir les idées les plus avisées des équipes de la BCE et d'animer le Conseil des gouverneurs', ajoute LBP AM. Notons que si l'euro/dollar ne bouge guère ce midi, les taux longs s'enfoncent dans le rouge : le 'dix ans' allemand tombe ce midi à - 0,39%, un nouveau plus bas, et - 0,10% pour le produit français équivalent, ce qui constitue également un plancher. Du côté statistique, on notera que l'indice composite PMI d'IHS Markit est ressorti pour juin à 52,2 points dans la zone euro, légèrement au-dessus des attentes Tout à l'heure aux Etats-unis, le calendrier s'annonce chargé à la veille de la fête nationale : seront publiés notamment l'enquête ADP sur l'emploi privé, la balance commerciale, les indices PMI et ISM des services et les commandes à l'industrie.


Algérie : un réseau de transfert illégal de devises démantelé

La brigade économique et financière de la sûreté nationale de la wilaya de Constantine a réussi à mettre fin, ce samedi 6 juillet, aux agissements d’un réseau spécialisé dans le transfert illicite de devises vers l’étranger. Un réseau de transfert illégal de capitaux vers l’étranger, composé d’une quarantaine d’individus a été démantelé, ce samedi, à Constantine. Selon les informations du quotidien arabophone « El Bilad », la brigade économique a récupéré la somme de 321 860 euros. L’opération a été une grande réussite grâce à la collaboration efficace avec la police des frontières (PAF) de l’aéroport. 43 individus ont été arrêtés dans le cadre de cette opération, la même source indique que l’argent été destiné à être transféré en Tunisie et en Turquie. Les sommes en devises ont été récupérées et transférées aux services compétents pour la finalisation des procédures légales. Il faut rappeler que l’alerte aux fuites des capitaux par les aéroports est au rouge ces derniers temps vu la conjoncture actuelle que vit le pays. La police des frontières ainsi que les brigades financiers et économique de la police sont sur le qui-vive pour mettre hors d’état de nuire les réseaux spécialisés dans le transfert des devises. Plusieurs opérations ont eu lieu ces derniers jours au niveau de différents aéroports à travers le territoire national.


Devises : les cambistes attendent les annonces du G20 - Cercle Finance•28/06/2019 à 12:37

(CercleFinance.com) - Vendredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne demeurait une fois sur son quant-à-soi en espérant de bonnes nouvelles du sommet du G20 qui se tiendra aujourd'hui et demain à Osaka, au Japon. Pour l'heure, l'euro grappille 0,15% à 1,1387 dollar, restant ainsi proche de ses plus hauts niveaux depuis la fin du mois de mars. L'euro est parallèlement presque parfaitement étale contre le sterling, le franc suisse et le yen.  En vue du G20 et de la rencontre sino-américaine prévue à cette occasion, un analyste parisien résume : 'Les informations du South China Morning Post selon lesquelles les Etats-Unis et la Chine sont convenus d'une trêve provisoire dans leur différend commercial avant la rencontre ont suscité un regain d'optimisme' hier. 

Mais il ajoute aussitôt : 'Toutefois, un article du Wall Street Journal a tempéré l'enthousiasme des investisseurs. Selon le journal, le président chinois va présenter au président américain une série de conditions auxquelles les Etats-Unis devront se plier avant que Pékin n'accepte de conclure un accord commercial', ce qui comprend des éléments très sensibles comme la levée des sanctions contre Huawei et l'absence de nouveaux droits de douane. A suivre. Principale annonce statistique de la matinée en zone euro : l'indice des prix à la consommation est ressorti en hausse de 1,2% en juin, comme prévu et comme le mois précédent. En données centrales cependant, 'l'inflation' ressort à + 1,1%, contre + 1% attendus et + 0,8% en mai. Les analystes de Commerzbank estiment cependant qu'il ne s'agit pas pour autant des prémisses d'une accélération, sachant que le mandat de la BCE est de viser un taux inférieur, mais proche de 2%. En effet, selon les analystes, la dynamique du mois dernier est attribuable aux dates auxquelles sont survenus cette année Pâques et la Pentecôte (en avril et en juin, et non pas en mars et en mai comme en 2018), et aux congés qui allaient avec. Ce qui a fait monter le prix des séjours de vacances. De ce fait, Commerzbank s'attend à ce que le taux d'inflation centrale revienne ensuite à 1%.


Congo – Finances : Le manque de devises en euro provoque le ralentissement du commerce d’importation semi informel

Depuis le mois de mai, de nombreux commerçants, surtout des femmes spécialisées dans l’import, depuis Dubaï ou la Chine, connaissent un ralentissement de leurs activités, faute de devises. Désormais, pour ces commerçants, tout voyageur en provenance d’Europe représente un espoir de s’approvisionner en Euros.

Arrivé par le vol Air France vendredi soir, Axel avait à peine posé ses valises, que deux charmantes jeunes dames étaient entrées dans la concession familiale où il était descendu. Visiblement bien renseignées, les deux dames s’étaient dirigées vers lui, le gratifiant d’un « bonsoir tonton » dont la sensualité du ton l’emplit d’étonnement. « Excusez-nous de ne pas vous avoir laissé vous reposer. Nous cherchons de la ‘’monnaie’’, au cas où vous aurez des euros ». « Mais je viens d’arriver, mesdames. » « Justement tonton, nous allons repasser plus tard. Voici nos numéros de téléphone. C’est Agnès et Bertille. Ne nous oubliez pas s’il vous plait. » À peine les deux dames étaient-elles parties, que Jonathan, le neveu d’Axel, était venu voir son oncle. «Tonton, qu’est ce qu’elles voulaient, ces ‘’ femmes de Dubaï ‘’. Des euros sans doute. Non, j’ai déjà causé avec une ‘’sœur à moi’’, qui viendra demain. Elle va les prendre avec un très bon taux. Ici, les euros, ça devient de l’or. On les cherche à la torche».  Des scènes de ce genre sont désormais récurrentes au Congo où la Banque des États de l’Afrique centrale a suspendu fin mai, le traitement des demandes de devises en euros, du fait de l’épuisement des stocks. Depuis lors, la situation n’a pas changé. Même si la parité Euro - Franc CFA est fixe, ce désagrément risque à terme, de créer de graves déséquilibres économiques. Déjà, les changes sont désormais ‘’flottants’’ avec un marché noir, sinon informel qui a pris le monopole de l’activité officielle et laisse fluctuer les taux de change au gré des variations de l'offre et de la demande de ces agents privés. Cela pourra induire une hausse de certains produits importés. Outre les commerçant importateurs, cette situation impacte aussi les voyageurs privés en partance pour l’Europe à qui on demande de produire des preuves de subsistance en euros lors de la demande de visa. Désormais, une seule solution s’impose : les transferts de banque à banque. Une opportunité qui n’est hélas pas du ressort de tous les citoyens. (Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville)


La banque centrale envisage de créer des devises numériques reçoit un soutien

Les banques centrales mondiales devront peut-être émettre leurs propres devises numériques, a déclaré le directeur général de la Banque des règlements internationaux, après que Facebook ait récemment annoncé son intention de le faire. Agustín Carstens, qui dirige la BRI, connue sous le nom de banque de la banque centrale, a déclaré au Financial Times que l’organisation soutenait les efforts des banques centrales du monde pour créer des versions numériques des monnaies des États. 

«De nombreuses banques centrales y travaillent. nous y travaillons et les soutenons », a déclaré M. Carstens au Financial Times. «Et il se peut que ce soit plus tôt que nous pensons qu’il existe un marché et que nous devons créer nos propres monnaies numériques. «Et il se peut que ce soit plus tôt que nous pensons qu’il existe un marché et que nous devons fournir des devises numériques à la banque centrale.» Un certain nombre de banques centrales, y compris la Riksbank de Suède, travaillent sur des monnaies numériques qui fonctionneraient en offrant au public un accès direct à la monnaie de la banque centrale. À l'heure actuelle, seuls les prêteurs du secteur privé peuvent emprunter directement auprès des autorités monétaires. Les banquiers centraux, dont M. Carstens, ont rejeté la première vague de crypto-monnaies, considérant les types de bitcoins et d'éthereum comme des instruments spéculatifs qui ne peuvent être qualifiés de monnaie en raison de la volatilité de leur valeur par rapport aux monnaies les plus largement utilisées, telles que le dollar américain et l'euro.


Guerre commerciale États-Unis-Chine: bientôt une guerre des changes?

Tandis que les 28 et 29 juin, les pays du G20 se réunissent à Osaka, Donald Trump prépare une nouvelle vague de sanctions économiques contre Pékin. Elles pourraient toucher le reste des exportations chinoises dès le mois de juillet. Et comme si cela ne suffisait pas, le président américain s’attaque à un nouveau volet de sa drôle de guerre : celui des taux de change de devises mondiales. Donald Trump vient de charger le département américain du Commerce de préparer un nouveau décret selon lequel les États-Unis seraient le seul arbitre capable de juger si les mesures de politique monétaire prises ailleurs dans le monde nuisent aux intérêts américains. Avec ce projet, les États-Unis pourraient imposer des droits de douane punitifs à tout pays qui, d’après eux, affaiblirait sa monnaie afin de rendre ses exportations moins chères que les produits américains. Voilà qui est dit. Désormais, toute politique monétaire risque de susciter des représailles américaines. L’euro face au dollar : Ce n’est pas complètement nouveau. Depuis des années, les administrations américaines successives s’en prennent aux pays qui utilisent leurs taux de change pour être plus compétitifs dans les échanges mondiaux. D’habitude, c’est la Chine qui s’attire les foudres de Washington. Le 18 juin dernier, c’était à Mario Draghi, gouverneur de la Banque centrale européenne, de faire l’objet d’une attaque. En évoquant une possible baisse des taux d’intérêt de la zone euro, il a déclenché un tweet colérique de l’hôte de la Maison Blanche. Donald Trump l’a accusé de manipuler indirectement les taux de change de l’euro pour le seul bénéfice des Européens. Et pour preuve, selon lui, l’euro a chuté par rapport au dollar. Ce qui facilite en conséquence les exportations européennes vers les États-Unis. « Ils s'en tirent à bon compte depuis des années, tout comme la Chine et d'autres pays », a estimé le président américain. Mario Draghi a immédiatement rétorqué cette accusation : « Nous n'avons pas d'objectif de taux de change. » Une réaction épidermique du président américain risque-t-elle d’ouvrir la porte à une guerre des changes au niveau mondial ? Le spectre d’un conflit des monnaies avait déjà plané en 2013. Risque-t-il de revenir ? Certains experts le craignent ; d’autres n’y croient pas.

 

La Fed contre le cycle

La Fed, la BCE et la BOJ font front face au ralentissement de l’activité. Ne vont-elles pas finir pas s’affronter? La semaine passée, la Réserve Fédérale des Etats-Unis a modifié les termes de son communiqué, laissant désormais la porte ouverte à une ou plusieurs baisses de ses taux directeurs. Juste avant, c’est Mario Draghi, Président sortant de la Banque Centrale Européenne, qui affirmait que celle-ci disposait de tous les outils nécessaires pour agir encore, et soutenir l’activité. La Banque du Japon, de son côté maintient une politique monétaire au plancher, dont les concepts – gouverner l’ensemble de la courbe des taux – semblent faire des émules parmi les autres banques centrales, notamment aux Etats-Unis. Résultat, les rendements obligataires des principales devises du monde sont à nouveau en chute libre, revenant ou s’enfonçant en territoire négatif. Selon l’agence Bloomberg, plus de 12’000 milliards de dollars de dettes offriraient désormais des rendements négatifs dans le monde, soit juste un peu plus qu’en 2016, et pour un taux moyen inférieur à 1,8%. Que voient donc les Banques Centrales que nous ne voyons pas? Ce nivellement par le bas ne risque-t-il pas de se transformer en course à l’abîme? Partout dans les économies développées, les taux de chômage sont revenus au-dessous de leurs niveaux d’avant-crise. 

Sur le plan conjoncturel, il ne fait aucun doute que l’activité ralentit. De plus, ce cycle industriel et manufacturier en repli est directement affecté par la montée des tensions commerciales entre les Etats-Unis et – pour le moment et principalement – la Chine. Ralentissement du commerce mondial et des investissements, on ne peut le nier. En revanche, on peut aussi constater que d’importants facteurs de résistance devraient permettre d’en contenir l’amplitude: partout dans les économies développées, les taux de chômage sont revenus au-dessous de leurs niveaux d’avant-crise. Progressivement les salaires augmentent. Les politiques budgétaires se font plus accommodantes aussi. Il reste que les vecteurs de transmission de ces hausses dans les prix finaux, restent pour le moins inopérants. Et les effets des baisses des prix plus volatils sont plus immédiatement perceptibles. On s’interroge encore sur les raisons de ces retards. Même dans la perspective des hausses des prix importés liées aux tensions commerciales, les banques centrales s’inquiètent surtout de l’éloignement de l’inflation de leurs objectifs de 2%. Elles y trouvent toutes la raison de leur action. Cependant les annonces de la semaine passée ont également entraîné d’autres effets, peut-être moins désirables. Les commentaires de Mario Draghi ont déclenché l’ire de Donald Trump, accusant une fois de plus la zone euro de manipulation de sa devise. De même, les Etats-Unis menacent la Chine de représailles supplémentaires si elle recourrait à des dévaluations importantes. Les annonces de la Réserve Fédérale ont un peu corrigé cette tendance, la rémunération à court terme de la devise, comme la recherche de refuge continuant de soutenir le dollar. Pendant ce temps, l’absence de rendements reporte l’intérêt des investisseurs sur les valeurs refuges traditionnelles telles que l’or. Les tensions commerciales pourraient-telle se muer en guerre de change? De ce point de vue, l’Europe est bien en ligne de mire, avec une devise structurellement sous-évaluée et une balance courante excédentaire. Le Franc suisse, devise refuge par excellence, profite d’une situation semblable, comme d’ailleurs le Yen japonais. 

Devises : stabilisation de la parité euro/dollar (CercleFinance.com) - Mercredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne se tassait symboliquement de 0,06% à 1,1361 dollar. Reste que que depuis le plus bas voisin de 1,11 dollar touché fin mai, la principale devise d'Europe a repris plus de 2%.

En revanche, l'euro prend ce midi 0,43% à 122,34 yens. Plusieurs statistiques américaines ont déçu ces derniers jours, notamment l'indice de confiance du consommateur que le Conference Board a publié hier au titre du mois de juin. Ce qui intervient parallèlement à la prise de position accommodante annoncée auparavant par la Fed. 'Un attentisme, empreint de prudence, se met en place', commente la Banque Postale 'De fait, c'est vendredi et samedi prochains que se tiendra à Osaka le Sommet du G20, au cours duquel les Présidents Trump et Xi doivent se rencontrer ? Comment les relations sino-américaines vont-elles évoluer ? Avec quelles conséquences sur l'économie mondiale ? Une économie mondiale, dont on scrute les pulsations : est-elle vraiment en train de ralentir ? Si oui, avec quelle ampleur ? Dans ce cas, que vont faire les banques centrales et d'abord la Fed, qui réunira son comité de politique monétaire le 31 juillet (en n'oubliant pas le Conseil des gouverneurs de la BCE, le 25 du même mois) ?', s'interrogent les spécialistes. A surveiller cet après-midi sur l'agenda statistique américain : notamment les commandes de biens durables, attendus stables.

Marché noir des devises : Nouvelle hausse de l’euro face dinar algérien  La valeur de l’euro connait une sensible augmentation depuis quelques jours, alors que le prix du dollar se stabilise sur le marché parallèle algérien où se fait la majorité des échanges de devises en Algérie.

La monnaie européenne a connu une hausse, passant en quelques jours à peine de 213,5 à 215,5 dinars pour un euro. C’est notamment le cas au niveau du square Port Saïd dans la capitale Alger, où le prix de vente de l’euro a atteint 215 dinars et son achat est à 213 dinars. Même cas de figure à Constantine, où 100 euros sont cédés à 21 550 dinars, d’après ce que rapporte le quotidien algérien El Watan. « Nous travaillons actuellement sur commande », affirme un cambiste à la même source, expliquant :     « La demande ces derniers temps est très importante, ce qui fait que les devises ne parviennent plus sur le marché local. Elles sont récupérées directement à la source ici et en Europe (auprès des retraités et des immigrés) ou bien à Alger, et à n’importe quel prix, par les gens de la chkara, lesquels disposent de sommes considérables en dinars qu’ils convertissent en devises fortes ». De son côté, le prix du dollar américain reste stable sur les principaux points de change informel en Algérie. Il se chiffre actuellement autour de 190 dinars par unité.  Par ailleurs, contrairement au marché parallèle, la valeur du dinar connaît une stabilité depuis le début de 2019 sur le marché officiel. En effet, le taux de change de l’euro a atteint, mardi 25 juin, les 135,06 dinars à la banque d’Algérie à l’achat, tandis que celui du dollar avait atteint les 118,61 dinars.

Devises : l'euro sur un plus haut de trois mois face au dollar - La Réserve fédérale semble désormais prête à de nouveaux assouplissements monétaires après y avoir résisté pendant de longs mois - (Boursier.com) — La monnaie unique gagne encore du terrain en ce début de semaine face au dollar (+0,25% à 1,139$), sur un sommet de trois mois. Le dollar a, plus globalement, chuté de 1,4% par rapport aux autres principales devises la semaine dernière, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis la mi-février. 

La Réserve fédérale semble désormais prête à de nouveaux assouplissements monétaires après y avoir résisté pendant de longs mois, malgré des critiques incessantes de Donald Trump, fustigeant des taux jugés trop élevés et pénalisants pour la croissance. Même si la BCE et la Banque du Japon ont elles aussi signalé la semaine passée de possibles nouveaux assouplissements à venir, c'est la Fed qui dispose de la plus grande latitude en la matière. La banque centrale américaine a en effet profité de la forte croissance en 2018 aux Etats-Unis pour relever ses taux directeurs à quatre reprises, pour les porter entre 2,25% et 2,5%. La BCE et la BoJ ont dans le même temps maintenu leurs principaux taux directeurs à zéro. Vendredi soir, l'outil FedWatch du CME Group, basé sur les contrats à terme sur les "fed funds", montrait que les marchés anticipent une première baisse des taux de la Fed le 31 juillet, avec une probabilité de 100%. D'ici à la fin de l'année, les marchés anticipent désormais deux à trois baisses, qui pourrait ramener le taux des "fed funds" à 1,50%-1,75%. 

"Nous quittons notre position courte et devenons tactiquement neutres", affirme Paul Meggyesi, responsable de la recherche monétaire chez JPMorgan. Et ce, "principalement en raison de la possibilité de réductions de taux accélérées de la Fed qui pourraient se traduire par des écarts de taux sensiblement plus étroits sur une période plus courte que ce que nous avions envisagé, indépendamment de l'empressement de la BCE à assouplir à nouveau sa politique".

La Banque de Thaïlande veut renforcer sa surveillance des opérations de change de devises afin de prévenir la spéculation 

La Banque de Thaïlande se prépare à intensifier sa surveillance des opérations de change de devises étrangères afin de limiter la spéculation à court terme, alors que le baht a atteint son plus haut niveau depuis plus de six ans face au dollar. La banque centrale va adopter une approche plus stricte dans le suivi des transactions à court terme dans le pays à des fins spéculatives, a déclaré Vachira Arromdee, gouverneure adjointe chargée des opérations des marchés financiers. La spéculation sur le baht en vue de bénéfices à court terme est un comportement préjudiciable, a déclaré Mme Vachira. Récemment, la devise thaïlandaise est passée sous la barre des 31 pour atteindre son plus haut niveau depuis plus de six ans face au dollar américain. Mardi matin, il s’échangeait à 30,70 contre 31,35 une semaine plus tôt. Le baht s’est révélé être la monnaie la plus performante d’Asie, gagnant 4,8 % depuis le début de l’année par rapport au dollar. Le yen japonais arrive en deuxième position avec une hausse de 1,8 %.

Le baht, un défi pour l’économie thaïlandaise en 2019

Si le baht devait continuer à grimper à un rythme plus élevé et plus rapide que les monnaies de ses concurrents commerciaux, la tendance pourrait diverger des attentes économiques du pays et porter un coup sérieux aux prévisions. Le secteur privé est invité à se protéger périodiquement contre les fluctuations des taux de change, a déclaré Mme Vachira, et le moment est aussi propice aux emprunteurs pour payer leurs dettes libellées en devises étrangères. Jitipol Puksamatanan, de la Krungthai Bank, a déclaré que les signaux de la Réserve fédérale américaine renforcent le sentiment d’optimisme des investisseurs et incitent les capitaux étrangers à se tourner vers les actions et obligations thaïlandaises. Le sentiment haussier à l’égard du baht devrait se poursuivre jusqu’à la fin du sommet du G20 (les 28 et 29 juin 2019 à Osaka, Japon), alors que les investisseurs tablent sur le fait que les négociations entre les États-Unis et la Chine permettront de relâcher la pression commerciale, a déclaré M. Jitipol.  

« La résistance du baht est cependant trop rapide et la tendance devrait s’inverser à l’avenir », a-t-il ajouté.


Calendrier EUR/USD: indice IFO et dossiers géopolitiques pourraient influencer l’Euro-Dollar ce lundi24 juin 2019 | 8 h 52 min par ProfesseurForex

Cette première journée de la semaine ne sera l’occasion que d’une seule statistiques potentiellement influente sur EUR/USD dans le calendrier économique du jour. Les traders forex surveilleront donc à 10h l’indice IFO du climat des affaires allemand. Le consensus anticipe une légère baisse à 97.4 points après 97.9 points le mois précédent. Plus en détail, on notera que l’indice de la situation actuelle est attendu en baisse à 100.3 points après 100.6 le mois précédent, tandis que l’indice des anticipations est prévu à 94.6 après 95.3 précédemment. Il faut également souligner qu’en dehors du calendrier économique, les sujets potentiels de volatilité ne manquent pas, avec notamment les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis, et la reprise des négociations Chine-USA. Ce contexte semble d’ailleurs peser sur le Dollar depuis la réouverture du Forex, poussant la paire EUR/USD vers de nouveaux sommets.  

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