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Nouvelles économiques

19/10/2019 = PIB de la Chine, Brexit, pétrole et devises

Les marchés de la région Asie-Pacifique devraient être mitigés vendredi matin, alors que les investisseurs attendent la publication des chiffres de croissance de la Chine pour le troisième trimestre. Le S & P / ASX 200 australien a perdu 0,27% au début des échanges. Mais les contrats à terme ont indiqué une plus grande ouverture pour les actions japonaises par rapport à la dernière clôture de l'indice. Le produit intérieur brut de la Chine pour le troisième trimestre devrait sortir à 10h00 HK / SIN. Le différend commercial prolongé qui a opposé Pékin aux États-Unis a pesé sur son économie, la croissance ayant ralenti à 6,2% au dernier trimestre, son rythme le plus lent depuis 27 ans. Les analystes s’attendent à ce que la croissance chinoise diminue encore davantage. "La croissance annuelle du PIB chinois devrait reculer à 6,1% et le PIB ne dérogera que rarement au consensus, soulignant que peu de prévisionnistes suggèrent à la Chine d'imprimer une croissance annuelle inférieure à 6% pour la première fois", a déclaré Rodrigo Catril. , stratège principal en change à la National Australia Bank, a écrit dans une note. Les données du pays sur les ventes au détail et les investissements en immobilisations, qui devraient également être publiées vendredi, seront également importantes, a-t-il déclaré. "Le marché cherchera à déterminer si les mesures d'assouplissement prises par le gouvernement et la PBoC sont suffisamment importantes pour compenser le ralentissement impulsé par le commerce dans les secteurs de la fabrication et des exportations", a déclaré Catril. Beijing avait souligné jeudi que les États-Unis devaient supprimer les droits de douane pour que les deux pays parviennent à un accord final sur le commerce.


18/10/2019 = La livre repart à la baisse après le Brexit Deal

 (AOF) - Après deux séances de hausse, la livre a accéléré ses gains en fin de matinée après l'annonce d'un accord sur le Brexit. Mais, la devise britannique a rapidement fait marche arrière pour revenir à niveau d'avant l'annonce à 1,155 euro pour une livre. Dans une note publiée cet après-midi, Jim Leaviss, responsable de l'équipe obligataire chez M&G, rappelle que la semaine dernière, la livre avait progressé d'environ 5 % par rapport au dollar, la spéculation ayant cru suite à l'annonce de la reprise des négociations. Pour autant tempère le professionnel, elle reste inférieure de plus de 13 % à son niveau d'avant le référendum et, selon plusieurs indicateurs d'évaluation monétaire (comme la Parité de Pouvoir d'Achat et l'indice Big Mac), elle est nettement sous-évaluée (jusqu'à 20 % peut-être). Une grande question demeure cependant : l'accord de Boris Johnson peut-il être adopté par le Parlement ce week-end ?

La plupart des estimations sur le déroulement du vote sont incertaines, observe Jim Leaviss. En effet, Johnson n'a pas de majorité parlementaire, et son partenaire, le DUP, est contre un accord. Bon nombre des députés conservateurs expulsés du parti cette année sont également susceptibles de voter contre le projet de loi. S'il ne parvient pas à faire passer le vote ce week-end, Johnson tentera probablement de parvenir à un "No Deal" (bien que le Parlement ait rendu cela difficile légalement), ravivant ainsi la volatilité et le risque de baisse de la livre, estime le responsable de l'équipe obligataire.


17/10/19 =  Devises : les risques pesant sur l'euro reculent / Brexit

Jeudi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne débordait les 1,11 dollar, à 1,118 dollar, en ajoutant 0,52% de hausse aux 0,36% gagnés la veille. L'euro progresse aussi contre deux autres devises refuge, le yen et le franc suisse, alors qu'un accord de Brexit semble plus imminent que jamais.

Hier, une statistique américaine d'importance, les ventes au détail, s'est inscrite en baisse de 0,3% entre août et septembre alors qu'elle était attendue en hausse d'autant, et après + 0,6% durant la période précédente. De quoi entretenir l'idée de ralentissement conjoncturel aux Etats-Unis. En outre, la devise européenne apparaît moins risquée alors que le risque de Brexit sans accord recule d'heure en heure, sinon disparaît complètement, ce qui tend à faire remonter la valeur de l'euro face au dollar. Mais évidemment par contre le sterling : en effet, un accord de Brexit avec le Royaume-Uni, hypothèse longtemps improbable, semble avoir été trouvé. Sur leurs comptes Twitter, le Premier ministre britannique Boris Johnson et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, viennent d'indiquer qu'un accord a enfin été trouvé. M. Juncker va recommander qu'il soit approuvé par les '27' qui vont se réunir en un sommet européen. L'euro a ainsi cédé près de 3% contre le sterling sur une semaine glissante.


16/10/2019 = Devises : toujours de faibles mouvements

(CercleFinance.com) - Mercredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne demeurait presque parfaitement étale, en grappillant symboliquement 0,06% à 1,1039 dollar notamment. Les variations sont également faible contre les autres grandes devises. Les marchés d'actions sont dopés par l'atténuation des risques politiques ces derniers jours, qu'il s'agisse du différend commercial avec la Chine ou de l'éventualité jusqu'alors prégnante d'un 'hard Brexit' du Royaume-Uni. En outre, les premières publications de résultats trimestriels venant des Etats-Unis sont plutôt encourageantes, et parfois émaillées de relèvements de guidances. Les cambistes, eux, n'ont pas oublié la révision à la baisse de ses prévisions de croissance mondiale par le FMI, qui n'exclut pas les Etats-Unis. 'La livre connaît actuellement un niveau de volatilité extrêmement élevé, inédit depuis avril dernier. L'euro est parallèlement remonté au-dessus de 1,1030 dollar après être tombée brièvement sous 1,10 dollar. Cette volatilité a eu un impact sur le marché obligataire. Le recul du risque hard Brexit a fait remonter les taux d'intérêt', commente un spécialiste.


15/10/2019 = Devises : l'euro tient les 1,10 dollar ce midi

 (CercleFinance.com) - Mardi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne restait de nouveau sans grande direction face au billet vert, en cédant 0,14% à 1,1012 dollar, et à peine plus contre le sterling et le yen. La neutralité était de mise face au franc suisse. Les marchés obligataires - mais pas ceux d'actions - sont restés fermés hier aux Etats-Unis pour le jour de Christophe Colomb, férié au niveau fédéral. Les opérateurs financiers devraient revenir en plus grand nombre à partir de cet après-midi outre-Atlantique. Les devises demeurent peu sensibles aux dernières nouvelles des négociations commerciales sino-américaines, qui donnent pourtant - et enfin - des signes d'avancées, dans le domaine agricole pour l'instant. En outre, les dernières rencontres au niveau gouvernemental semblent plus favorables à une sortie du Royaume-Uni de l'UE avec un accord à la fin du mois. Si, toutefois, un nouveau délai n'est pas accordé à Londres. Notons que depuis le début du mois, le rendement du Bund allemand à 10 ans est remonté de - 0,57 à - 0,47%, celui du T-Note américain de même maturité étant resté sur la période pratiquement stable, à 1,66%. Ce matin, l'indice Zew qui mesure le moral de la communauté financière allemande est certes ressorti en territoire négatif en octobre, mais moins que prévu, et pratiquement au même niveau que le mois précédent.


13/10/2019 = Jean-Pierre Robin: «Dollar, euro, yen, les devises des États seront numériques ou ne seront plus»

CHRONIQUE - Il est une autre guerre des monnaies plus insidieuse: c’est la menace quasi existentielle que font peser les cryptomonnaies et pas seulement le libra en gestation, sur les devises des États souverains telles qu’elles existent aujourd’hui. Attention, une bataille peut en cacher une autre. Les querelles sino-américaines sur le dumping monétaire et les prises de bec entre Donald Trump et Mario Draghi, le président de la BCE, sur la prétendue sous-évaluation de l’euro occupent le devant de la scène. Mais il est une autre guerre des monnaies plus insidieuse et pour laquelle les États se trouvent d’accord comme le diront cette semaine leurs ministres des Finances et les gouverneurs de banques centrales à l’Assemblée annuelle 2019 du FMI à Washington. C’est la menace quasi existentielle que font peser les cryptomonnaies, et pas seulement le libra en gestation, sur les devises des États souverains telles qu’elles existent aujourd’hui. Le bitcoin et ses bonds spéculatifs insensés, dont tout le monde a entendu parler depuis 2017 sans en comprendre toujours le fonctionnement, ont fait un grand tort aux cryptomonnaies. C’est l’arbre exotique discrédité par ses excès qui cache la forêt en train de pousser lentement mais sûrement.


11/10/2019 = Devises : la remontada du sterling continue ce midi

(CercleFinance.com) - Vendredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne se maintenait aux environs immédiats de 1,10 dollar. Ce midi, l'euro grappillait ainsi 0,15% à 1,1025 dollar, se préparant ainsi à terminer la semaine sur une hausse mesurée de 0,4% environ. Mieux orienté contre le yen et le franc suisse (+ 0,40% environ ce midi), l'euro glisse encore de près de 1% contre le sterling. On a appris ce matin qu'en Allemagne et Espagne, l'indice des prix à la consommation était toujours largement inférieur à l'objectif de la BCE au mois de septembre, à moins de + 1% dans les deux cas, sur un an et en données harmonisées. 'L'incertitude la plus totale demeure sur l'issue des négociations commerciales sino-américaines, les points de contentieux étant nombreux', relève un analyste parisien alors des négociations ont repris hier à Washington. Mais le sentiment dominant est qu'un accord a minima finira par être conclu et que de nouveaux relèvements de droits de douane pourront ainsi être évités.

Par ailleurs, après avoir perdu 1,53% hier, l'euro cède encore 0,91% face à la devise britannique ce midi. 'Le premier ministre britannique, Boris Johnson, et son homologue irlandais Leo Varadkar ont ravivé l'espoir d'un accord sur le Brexit en assurant entrevoir 'un chemin' vers un compromis sur la question clé de la frontière irlandaise, sans expliquer sur le fond comment ils comptaient sortir les négociations de l'impasse de ces derniers jours', commente un spécialiste.

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10/10/2019 = La blockchain, l’alternative aux banques de Vanguard pour le trading de devises

Vanguard Group disposerait d’une plateforme basée sur la blockchain pour le trading de devises. Il espère ainsi réduire ses coûts d’intermédiation et s’affranchir des grandes banques d’investissement. 

Chaque jour, 6 trillions de dollars sont échangés sur le marché mondial des devises. Mais ce domaine est aujourd’hui dominé par de grandes banques d’investissement comme JPMorgan Chase et la Deutsche Bank. Ces acteurs sont souvent incontournables dans le trading de devises, qui perçoivent ainsi des frais sur les  investissements réalisés sur le marché des devises. Géant des fonds d’investissement, Vanguard Group ambitionnerait de s’affranchir de cette tutelle. Une plateforme blockchain développée par Symbiont : Il mise pour cela sur la blockchain. Selon une information de Bloomberg, Vanguard disposerait d’une plateforme de trading développée par Symbiont. Opérationnelle depuis deux mois, elle est basée sur la blockchain. Mais pour accroître la désintermédiation sur ces transactions financières, l’entreprise doit réunir autour de sa plateforme un nombre suffisant d’investisseurs. Car comme l’explique un expert de la finance interrogé par le média américain, « le trading direct est véritablement le Saint-Graal pour les acheteurs. » Une solution blockchain pourrait favoriser une réduction des coûts en mettant directement en relation acheteurs et vendeurs de devises. Mais l’expert souligne qu’une telle approche requiert une « masse critique d’utilisateurs. » Vanguard reste pour l’instant discret sur ses projets et le nombre d’investisseurs aujourd’hui présents sur sa plateforme. Officiellement, Vanguard pilote un projet axé sur « l’amélioration de l’efficacité et la réduction du risque de couverture de change » déclare une porte-parole. Cette initiative s’inscrit ainsi dans l’engagement du fonds de « réduire le coût d’investissement pour tous les investisseurs. » Désintermédier les banques et baisser les coûts d’investissement. Rien donc sur les moyens mis en place pour y parvenir, ni donc de confirmation sur le recours à la blockchain. Un tel projet constituerait une véritable révolution sur le marché des devises basé sur un modèle pair à pair. Dans ce circuit, des géants de la finance comme Citigroup, Morgan Stanley et la Deutsche Bank constituent des intermédiaires de fait pour les gestionnaires d’actifs. Vanguard espérerait donc les contourner. Et ce ne serait pas la première fois que le fonds d’investissement viendrait jouer les trouble-fêtes. A noter qu’il a déjà l’expérience de la blockchain. Vanguard l’utilise en effet afin d’optimiser la gestion de ses fonds indiciels, notamment le Total Stock Index Fund (800 milliards de dollars).


08/10/2019 = La livre sterling perd du terrain contre l’euro

(AOF) - La monnaie unique progresse de 0,51 % à 89,719 pence en fin d'après-midi alors que la probabilité d'un accord sur le Brexit semble plus faible que jamais. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, s'en est pris au Premier ministre britannique, l'accusant de jouer à "un stupide jeu de distribution des blâmes" sur le Brexit. "Ce qui est en jeu, c'est l'avenir de l'Europe et du Royaume-Uni, mais aussi la sécurité et les intérêts de nos peuples. Vous ne voulez pas un accord, vous ne voulez pas un report, vous ne voulez pas le révoquer, quo vadis (que voulez vous) ?", a-t-il ajouté.


07/10/2019 =  Chine : les réserves de devises se sont établies à 3.092,4 milliards de dollars fin septembre       

BEIJING, 7 octobre (Xinhua) -- Les réserves de devises de la Chine ont atteint 3.092,4 milliards de dollars fin septembre, selon des données officielles publiées dimanche. Le montant a augmenté de 19,7 milliards de dollars, soit une hausse de 0,6% par rapport au début de 2019, a annoncé l'Administration nationale des changes (ANC). Wang Chunying, porte-parole de l'ANC, a déclaré que le volume des réserves a été affecté par plusieurs facteurs, dont la fluctuation des taux de change et les variations des prix des actifs. "Des facteurs tels que la croissance économique mondiale, les politiques monétaires des grands pays, la situation du commerce international et la situation géopolitique ont conduit à la hausse de l'indice du dollar américain et à la chute des prix des obligations des principaux pays", a expliqué Mme Wang. Depuis le début de l'année, l'économie chinoise a maintenu, malgré une situation mondiale complexe, une stabilité générale et a affiché une croissance stable avec une structure économique améliorée, selon la porte-parole. Le volume des réserves de devises du pays est généralement stable, a-t-elle indiqué, ajoutant que les petites fluctuations du niveau des réserves étaient principalement affectées par des facteurs d'évaluation.


04/10/2019 = Le dollar australien au plus bas

Par Agence Option Finance Publié le 04/10/2019 à 17:17 Mise à jour le 04/10/2019 à 17:17

(AOF) - La devise australienne a poursuivi son repli cette semaine pour atteindre un plus bas record à 1,499 dollar australien pour un dollar. La monnaie, qui accuse un repli de 4,3% depuis le début de l'année, a été pénalisée par l'assouplissement de la politique monétaire. La Banque de Réserve d'Australie (RBA) a abaissé son principal taux directeur de 25 points de base à 0,75% afin de soutenir une économie affectée par le ralentissement de la Chine, son principal partenaire commercial.


03/10/2019 = Devises : l'euro se rapproche des 1,10 dollar

(CercleFinance.com) - Jeudi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne se rapprochait de la barre symbolique des 1,10 dollar. Après 0,30% de hausse ces deux derniers jours, l'euro reste neutre (+ 0,01%) à 1,0964 dollar. La tendance était tout aussi 'flat' contre les autres grandes devises. L'actualité statistique a de nouveau été marquée, ce matin, par un indicateur mal orienté. Il s'agissait de celui de l'institut IHS Markit : après 51,9 points en août (chiffre, il est vrai, révisé en hausse par rapport à l'estimation flash de 50,4 points), l'indice final composite de l'activité globale dans la zone euro est ressorti à 50,1 points en septembre, son plus bas niveau depuis juin 2013. Or il était attendu par le consensus à 50,4 points, sachant que la barre des 50 points sépare l'expansion de l'activité (au-dessus) de sa contraction (en dessous). De nouveau, l'activité manufacturière continue de plier, notamment en Allemagne (avec un indice à 48,5 points, au plus bas de... 83 mois), ce que les services, toujours bien orientés, ne peuvent compenser. 'Préfigurant une hausse du PIB de 0,1 % seulement au troisième trimestre 2019, les dernières données PMI mettent en outre en évidence des signes d'approfondissement du malaise économique, qui rendent le risque de récession bien réel à l'amorce du quatrième trimestre', redoute l'économiste principal d'IHS Markit, Chris Williamson. Les cambistes ont aussi appris ce matin que les prix à la production s'étaient contracté davantage que prévu. Quid du Brexit ? Boris Johnson certes adressé, la veille, des propositions aux '27' pour qu'un accord de sortie soit trouvé avec le 31 octobre. Mais rien ne dit que l'Union européenne souhaite revenir sur le premier projet d'accord négocié avec le gouvernement de Theresa May. A moins qu'une fois de plus, la date-butoir ne soit repoussée.


02/10/2019 = Devises : pesanteur persistante de la monnaie unique 

(CercleFinance.com) - Mercredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne restait proche de ses plus bas niveaux en plus de deux ans face au billet vert malgré une statistique décevante publiée hier aux Etats-Unis. A cette heure, l'euro recule de 0,11% à 1,0919 dollar, suivant des tendances similaires face aux autres grandes devises. Hier en effet, les cambistes ont pris connaissance de l'indice l'indice ISM de l'activité manufacturière pour le mois de septembre aux Etats-Unis, qui est ressorti à 47,8 points (après 49,1 points en août), alors qu'un était attendu à 50,4 points par le consensus. 'L'activité manufacturière se dégrade rapidement sous l'effet d'une nette baisse des commandes étrangères. Le niveau de l'enquête est compatible avec une contraction de l'activité manufacturière, mais il n'indique pas une récession de l'ensemble de l'économie. Toutefois, les directeurs des achats interrogés par l'ISM annoncent une réduction de leurs effectifs, ce qui pourrait induire une dégradation du marché du travail', commente ce matin un spécialiste parisien. Le dollar a été sous pression hier alors que Donald Trump semble tenir la politique de la Fed pour responsable de cette dégradation conjoncturelle, et qu'il pourrait faire plus encore pression sur la banque centrale nationale pour qu'elle assouplisse sa politique monétaire. Mais le mouvement n'a pas été très marqué et ne 'tient' pas aujourd'hui. La conjoncture demeure peu favorable de ce côté-ci de l'Atlantique Nord, où les prévisions concernant l'Allemagne ont été revues en baisse par plusieurs instituts d'études économiques.


01/10/2019 = Devises : la monnaie unique toujours morose

(CercleFinance.com) - Mardi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne restait sans grande orientation face à la plupart de ses grandes contreparties. Mais à 1,0902 dollar (+ 0,03%), elle reste toute proche de ses plus bas niveaux en plus de deux ans alors que la croissance du Vieux Continent inquiète. Par ailleurs, l'euro évolue sans grande tendance contre le sterling et le yen, tout en prenant 0,36% face au franc suisse. Pêle mêle, on a appris ce matin que l'indice PMI manufacturier de l'Allemagne avait de nouveau baissé en septembre toujours plus bas sous la barre des 50 points, à 41,7 points. Et qu'en zone euro, l'indice des prix à la consommation pour ce même mois restait bas, à 1% - et même à 0,9% hors produits volatils. Rappelons qu'hier, l'euro est tombé vers 1,0880 dollar pour la première fois depuis le printemps 2017 alors que selon les agences de presse, deux grands instituts de conjoncture allemands auraient réduit leurs prévisions de croissance pour le pays, locomotive de la zone euro. Au final, 'la devise européenne s'est dépréciée de 4% face au billet vert au troisième trimestre, sa plus mauvaise performance depuis le deuxième trimestre 2018', commente ce matin un bureau d'études. Cependant, du côté de la guerre commerciale venue des Etats-Unis, l'Europe a profité d'un certain répit alors que la presse rapportait hier l'intention de l'administration Trump d'empêcher la cotation des actions chinoises sur les marchés américains. Enfin, l'incertitude demeure du côté du Brexit alors que pour l'heure, la date-butoir est toujours le 31 octobre.

 

30/09/2019 = Change : "La pénurie de dollars va plomber les devises des pays émergents, comme la Russie"

La pénurie de dollars accentuera la pression sur les monnaies de pays émergents dans les prochains mois, juge notre chroniqueur Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank. Cette semaine, nous nous intéressons à la liquidité en dollars américains (USD) et aux conséquences qu’elle a sur le cours du rouble (RUB), la devise russe. Contrairement à ce qui s’est produit par le passé, les dernières mesures d’assouplissement de la Réserve fédérale des Etats-Unis (Fed), conjuguées aux mesures d’assouplissement quantitatif (rachats d’actifs massifs, NDLR) de la BCE, n’ont pas eu d’effet positif sur les cours des devises des marchés émergents. Au cours des dix derniers jours, seules trois des principales devises des pays émergents ont progressé face au dollar : la roupie indienne (INR), le peso philippin (PHP) et la livre turque (TRY). Le rouble russe (RUB) a limité les pertes, avec un recul de 0,50%.

Cette contre-performance résulte principalement d’un positionnement excessivement audacieux des investisseurs. En quête de rendements dans un contexte caractérisé par des taux d’intérêt anormalement bas, les investisseurs ont investi en masse dans les pays émergents au cours des dix dernières années. Par conséquent, les programmes d’assouplissement mis en place dans les économies développées ne produisent plus les résultats bénéfiques qu’ils produisaient auparavant. De plus, nous pensons que la pénurie de dollars accentuera la pression sur les devises émergentes dans les prochains mois. Dans le graphique ci-dessous, nous avons représenté l’évolution de l’excédent de dollars dans le système bancaire américain. Cet indicateur nous permet d’observer l’évolution de la liquidité en dollars et du taux de change croisé USD/RUB (inversé). À ce jour, la pénurie de dollars s’élève à 445 milliards de dollars et nous pensons qu’elle pourrait atteindre un pic annualisé compris entre 800 et 900 milliards de dollars dans les prochains mois en raison de l’augmentation des émissions de bons du Trésor en USD. Comme vous pouvez le voir, il existe une forte corrélation négative entre la pénurie de dollars et le cours du rouble (et d’autres devises émergentes). Nous estimons que l’aversion au risque des investisseurs à l’égard des marchés émergents, le tarissement de la liquidité en dollars et, dans une moindre mesure, la guerre commerciale sont autant de facteurs qui pèsent sur le cours du rouble.


29/09/2019 = Faut-il craindre le retour de la guerre des monnaies ?

Le spectre d’un tel scénario ressurgit régulièrement depuis l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, qui accuse plusieurs pays de manipuler leur devise. La guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine peut-elle dégénérer en guerre des monnaies ? Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, en janvier 2017, le spectre d’un tel scénario ressurgit régulièrement. Jeudi 23 mai, le ministère américain du commerce a indiqué réfléchir à une nouvelle réglementation permettant d’imposer des droits compensateurs aux pays agissant « pour sous-évaluer leur monnaie par rapport au dollar » et « subventionner leurs exportations ».

En juillet 2018, le président républicain accusait « la Chine et l’Union européenne » de « manipuler leur monnaie en baissant leur taux d’intérêt ». En février 2017, il reprochait à l’Allemagne de « profiter d’un euro sous-évalué », après avoir accusé le Japon d’en faire autant avec le yen… M. Trump semble penser que la relative force du billet vert est forcément le résultat d’actions offensives de grandes banques centrales étrangères. Or, rien n’est moins vrai : celle-ci est avant tout le fruit de la politique de la Réserve Fédérale (Fed) elle-même. Fin 2015, prenant acte de la bonne santé de l’économie américaine, elle a en effet commencé à remonter ses taux directeurs : ils évoluent aujourd’hui entre 2,25 et 2,50 %, alors qu’ils sont toujours proches de zéro dans la zone euro et au Japon. Résultat : les placements aux Etats-Unis offrent des rendements plus élevés que sur le Vieux Continent et l’archipel nippon, attirant les investisseurs. Ce qui a mécaniquement fait grimper le cours du dollar en 2017 et 2018.


28/09/2019 = Gabon, Cameroun, Congo, Guinée Equatoriale à court de devises ?

La situation de tension sur les devises étrangères reste tendue en Afrique Centrale. Depuis plusieurs mois, les établissements financiers ont du mal à valider les demandes de transfert en devise de leurs clients. Et cela, malgré la réaction de la BEAC.  La Banque des Etats d’Afrique Centrale accusait au contraire les banques commerciales de lui transférer avec beaucoup de retard les demandes de transfert. Pas de dévaluation du Franc CFA : Toujours est-il que la rareté des devises étrangères est toujours d’actualité. Celle-ci est perçue par toutes les entreprises de CEEAC comme une dévaluation déguisée. C’est un paramètre important que les entreprises désirant investir dans la zone CEMAC, prennent en compte. Le cours du change de l’Euro/CFA a explosé. Auparavant, on pouvait aisément changer 1 euro pour 690 francs CFA au marché noir. Mais selon nos informations, les tarifs actuels pratiqués tournent autour de 730 francs pour un euro. Des dispositions réglementaires pour freiner l’évaporation des devises. Les banques subissent la nouvelle réglementation de la BEAC afin de justifier la limitation de transfert de fonds : le nombre de justificatifs demandé a doublé. Et les montants de transfert ou rapatriement de fonds sont limités. Des mails sont envoyés chaque semaine aux clients pour expliquer les nouvelles dispositions. Courrier électronique pour rappeler la nouvelle réglementation des changes. Mais selon plusieurs témoignages, même lorsque les conditions requises sont respectées, les banques rechignent à effectuer les ordres de transfert. Il faut patienter plusieurs semaines, et relancer quotidiennement les chargés de compte.


27/09/2019 = Devises : l'euro toujours à la peine

(CercleFinance.com) - Vendredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne se rapprochait toujours des 1,09 dollar, non loin d'un plus bas depuis mi-2017. En hausse symbolique de 0,09% ce midi, l'euro se traite 1,0927 dollar. Egalement neutre contre le franc suisse, la devise prend cependant 0,30% environ contre le yen et le sterling.

Certes, le contexte institutionnel est toujours instable aux Etats-Unis, avec l'enquête lancée par l'opposition démocrate contre le président Trump, par ailleurs très critique contre le patron de la Fed. Cela étant, la conjoncture américaine demeure bien mieux orientée que celle d'Europe, et la banque centrale américaine en a davantage 'sous le pied' que la BCE. D'ailleurs, à propos d'une statistique européenne de la matinée, les spécialistes de Capital Economics commentent : 'La nouvelle baisse de l'indicateur du climat économique de la zone euro (ESI) est une preuve de plus que la conjoncture a encore ralenti au troisième trimestre. Pour le moment, la faiblesse est concentrée dans le secteur manufacturier, surtout en Allemagne et en Italie, mais elle devrait progressivement se propager au reste de l'économie. Dans ce contexte, ajoute un analyste, 'le dollar a profité de son rôle de ' devise refuge ' et de la solidité de sa conjoncture économique comparée au reste du Monde, tandis que la livre restait fragilisée par le flou entourant encore l'issue du Brexit.


26/09/2019 = Devises

On n’a rien entendu, pas de départ, pas d’arrivée, pas de chuintement, pas d’explosion. On n’a rien vu, ni bris de verre, ni caillasse, ni fumée, ni feu, ni façades éventrées, pas une balle traçante, pas de déplacements d’armes ou de troupes, pas une ambulance, pas une goutte de sang. On n’a pas poussé un seul cri. Où ça, la guerre ? Sous ce bout de ciel, on reconnaît pourtant la chose à son odeur, au froid dans le dos quand elle approche, aux rumeurs qui la précèdent, à la fébrilité, aux attroupements autour des services consulaires, au sauve-qui-peut discret, toujours crève-cœur… mais rien de tout cela. La guerre que nous subissons aujourd’hui ressemble à une maladie silencieuse, insidieuse, qui envahit sans peine un corps débilité à force de négligence et de maltraitance. Tel est le Liban livré à la guerre économique imposée par les États-Unis : un territoire rongé de parasites et de virus opportunistes, démembré par les haines sectaires (parfois au sein des mêmes sectes), corrompu et défiguré par les charognards qui prétendent le soigner, anémié par des protocoles financiers stériles qui favorisent la fermentation de l’argent dans les coffres et découragent l’irrigation de l’économie réelle, empêchent la création d’entreprises et d’emplois, poussent les talents vers la sortie, ne gardent derrière l’enclos que la foule docile et bêlante qu’on n’aura aucun mal à nourrir de rhétorique.

Il aura suffi d’une pichenette. Un établissement diabolisé qui met la clé sous la porte. Le lendemain, les distributeurs ne vous donnent plus de billets verts. Les banques vous redirigent vers les changeurs, les changeurs ouvrent les mains, désolés. Et comme dans les mauvais films, l’explication vient après le forfait : l’Amérique ne veut plus voir d’ « ennemis » manipuler ce dollar sur lequel elle a imprimé son credo, en un mot sa devise. Vous aimez le dollar ? Aimez donc le pays qui l’a émis et honorez sa politique, ou contentez-vous de votre monnaie de singe. Voilà une stratégie qui risque fort de chambouler bien des alliances dans les sphères du pouvoir où chacun renifle sans doute déjà ses liasses, voir si l’odeur n’en est pas trop suspecte et les fait exorciser au besoin. Mais trop tard, le pouce de Washington s’est retourné, et voilà le Liban dans une tourmente d’un nouveau genre face à laquelle il semble n’avoir, comme d’habitude, rien prévu. À l’heure où nombre d’entre nous se demandent ce qu’il adviendra de leur épargne ou à quoi ressemblera leur paie à la fin du mois, réjouissons-nous de toucher le fond, ou du moins un palier du fond, ou quelque appui, enfin, dans cette chute libre que nous vivons depuis tant d’années.

Plus grave que le manque d’argent est le manque d’idées. C’est le moment de mettre en branle notre légendaire inventivité. Voyons dans la monumentale dette publique qui nous met à la merci des donateurs (qui donne ordonne) une chance de faire enfin aboutir les réformes exigées, entières, plein, chevaux, carrés, sans distribution de lichettes aux insatiables qui nous ont conduits dans ce gouffre. Ces réformes exigent qu’une place entière soit donnée aux femmes, sans même attendre les budgets prévus pour une telle évidence. Aujourd’hui plus que jamais, le Liban a besoin de tous ses bras. Il est honteux d’avoir attendu qu’une résolution onusienne vienne poser les conditions d’une telle action. En attendant de trouver les 19 millions de dollars supposés en financer les mécanismes, c’est aujourd’hui, et gratuitement, qu’il faut réagir contre le harcèlement sexuel, le mariage des mineures, et pour la transmission de la nationalité. À l’heure où nous quitte Huguette Caland, l’une des plus grandes figures de l’art contemporain, souvenons-nous de l’intelligence, de l’audace, de la joyeuse liberté qui furent siennes. Retrouvons le chemin montré par sa génération dont les problèmes ne furent pas moindres que les nôtres, mais qui sut, avec quel panache, en extraire de la lumière.


25/09/2019 = Devises : l'euro toujours sur les 1,10 dollar

(CercleFinance.com) - Mercredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne demeurait sans grande tendance autour des 1,10 dollar. Pour l'heure, l'euro se tasse de 0,20% à 1,0995 dollar après une hausse équivalente la veille. Notons que la principale devise du Vieux Continent prend en revanche 0,31% contre le sterling. Les cambistes digèrent les mauvais indicateurs publiés ces derniers jours en Europe, notamment les indices d'activité PMI. 'Les données d'enquêtes continuent d'envoyer un message préoccupant en Europe, utilisées dans un modèle elles donnent même le signal d'une contraction du PIB en zone euro. Nous pensons néanmoins qu'une récession pourra être évitée', estiment cependant les spécialistes de la Banque Postale AM. En effet, ces derniers ajoutent : 'Comme d'habitude les indices PMI envoient un signal plus pessimiste que le reste des enquêtes. Le passé a montré que les PMI étaient moins fiables et avaient tendance à sur-ajuster à la baisse.'

De surcroît, 'l'incertitude générée par ' l'Ukraine-gate ' a pesé sur le Dollar Index', indique un analyste ce matin. Si l'enquête que les démocrates veulent engager contre Donald Trump a peu de chances d'aboutir à un 'impeachment', il n'en reste pas moins que ce qui la motive (l'éventuelle exigence par la Maison Blanche d'informations sur le démocrate Joe Biden auprès des autorités ukrainiennes) n'est pas un signal positif pour les institutions américaines. D'autant moins après les attaques violentes et répétées de Donald Trump contre la Réserve fédérale. Enfin, du côté du Brexit, le parlement va de nouveau siéger, mais son opposition au Premier ministre Boris Johnson, qui l'avait suspendu, risque fort de continuer. Le processus de Brexit risque donc de faire du surplace.


24/09/2019 = Devises : l'euro/dollar atone mardi midi malgré l'Ifo

Mardi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne restait presque parfaitement stable, aux environs immédiats des 1,10 dollar. A cette heure, et après - 0,11% hier, l'euro grappille 0,03% à 1,0999 dollar, suivant une absence de tendance similaire face au franc suisse. L'euro gagne cependant 0,23% contre le yen, et en perd autant contre le sterling. Après les indices PMI de la veille, le principal indicateur européen de la matinée, l'indice Ifo mesurant le climat des affaires en Allemagne pour le mois de septembre, n'avait rien de vraiment enthousiasmant : à 94,6 points, il est certes ressorti légèrement au-dessus des attentes, et aussi au chiffre du mois précédent (94,3 points). Mais le sous-indice des anticipations tombe à 90,8 points, ce qui est inférieur aux attentes comme au chiffre du mois précédent. Cela étant, la perspective d'un ralentissement plus marqué que prévu en zone euro s'accompagne de mesures d'assouplissement décidées par la BCE, qui pourraient renforcées lors de ses prochains conseils des gouverneurs. D'ailleurs, estime-t-on chez Capital Economics, 'la faiblesse continue de l'économie allemande, qui provient de son secteur manufacturier dépendant des exportations, maintiendra la pression sur le gouvernement de Berlin pour qu'il tienne compte de l'appel de Mario Draghi à une politique fiscale plus souple. Nous pensons toutefois qu'une éventuelle relance budgétaire sera trop timide pour faire vraiment la différence'. Du côté du Brexit, l'incertitude et la confusion restent à l'ordre du jour alors que la Cour suprême vient de juger que la suspension du parlement décidée par le gouvernement de Boris Johnson était illégale.


23/09/2019 = Monnaie électronique contre dollar, la prochaine guerre des devises

Les banques centrales se rapprochent de l’émission de leur propre monnaie électronique. Si elles y recourent, le dollar pourrait enfin faire face à une véritable concurrence en tant que devise dominante dans le monde. L’avenir de l’argent pourrait bien passer par une version électronique qui se trouve déjà dans le portefeuille des individus, portant en lui les germes d’un bouleversement du système monétaire que le monde connaît depuis des décennies. Bien sûr, un tel futur serait une déception pour de nombreux libertariens et investisseurs avides de technologie qui fondent leurs espoirs — et dans certains cas leur argent — sur des cryptomonnaies privées comme le bitcoin. En effet, les banquiers centraux et les gouvernements — les institutions que les promoteurs des cryptomonnaies espèrent rendre obsolètes — ambitionnent de plus en plus de « numériser » leurs propres devises nationales. En d’autres termes, ils émettraient de l’argent qui n’existerait que virtuellement, sans équivalent papier ou pièce, et qui serait universellement accepté comme forme de paiement. Les banques centrales telles que la Réserve fédérale émettent déjà de la monnaie électronique, par l’intermédiaire des banques commerciales qui ont des comptes auprès d’elle. Celles-ci prêtent ensuite de l’argent par voie électronique aux ménages et aux entreprises et permettent aux clients d’effectuer et de recevoir des paiements par voie numérique sans échanger d’espèces. Mais une monnaie électronique d’une banque centrale serait une nouvelle étape. Au lieu de fonctionner uniquement par l’intermédiaire des banques commerciales, les banques centrales pourraient émettre directement auprès du public de la monnaie électronique qui pourrait être utilisée comme monnaie légale de la même manière que l’argent liquide aujourd’hui. La façon dont cela pourrait marcher demeure incertaine – même si certains pays l’expérimentent actuellement – tandis que les répercussions pourraient être immenses dans tous les domaines, du commerce aux taux d’intérêt en passant par la protection de la vie privée. Par exemple, à l’heure actuelle, la plupart des transactions financières — qu’il s’agisse de payer une facture liée à une carte de crédit ou une hypothèque, d’envoyer de l’argent à un parent ou d’acheter quelque chose en ligne — implique que le règlement des paiements s’opère via un ensemble de systèmes disparates, ce qui signifie que l’argent peut mettre deux ou trois jours pour passer d’un compte à un autre. A l’inverse, une monnaie électronique nationale gérée sur un seul réseau pourrait permettre à l’argent de changer de mains presque instantanément. La plupart des transactions de bitcoin, par exemple, se règlent en dix minutes. Avec une monnaie électronique, les transactions pourraient s’opérer en temps réel, avec des commissions bancaires moins élevées, voire inexistantes. Cela pourrait, de plus, confier à la banque centrale la responsabilité d’une monnaie électronique et, par conséquent, miner le rôle que jouent les banques commerciales. Cela ouvrirait également la porte à des questions politiquement épineuses comme, par exemple, ce que la Fed devrait faire des nouveaux dépôts électroniques appartenant aux consommateurs qu’elle détiendrait, notamment en ce qui concerne le paiement des intérêts sur ceux-ci ou l’accord de prêts.

En outre, les monnaies électroniques nationales pourraient porter un coup dur à la popularité des cryptomonnaies privées. Etant donné que la monnaie électronique du gouvernement serait exploitée, soutenue et contrôlée directement par les banques centrales, elle serait probablement considérée comme plus fiable que les cryptomonnaies créées par le secteur privé, qui fonctionnent sur des réseaux décentralisés d’utilisateurs et dont la valeur varie énormément. Peut-être plus important encore, un monde avec des monnaies électroniques nationales concurrentes pourrait déclencher un nouveau type de guerre des monnaies. Le dollar américain est la devise dominante dans le monde depuis les années 1920. Mais si les monnaies électroniques nationales permettent des transferts d’argent plus rapides et moins coûteux d’un pays à l’autre, des alternatives viables au billet vert pourraient voir le jour, et être adoptées par les pays et les responsables monétaires préoccupés par l’influence démesurée de la devise américaine sur l’économie mondiale. « Les progrès technologiques offrent la possibilité qu’un tel monde émerge », a déclaré Mark Carney, gouverneur de la Banque d’Angleterre, lors du symposium annuel organisé par la Réserve fédérale à Jackson Hole, dans le Wyoming. Il a souligné les risques du système actuel dominé par le billet vert et a esquissé une alternative où une nouvelle monnaie électronique, voire plusieurs, serait soutenue par un grand groupe de nations et rivaliserait avec le dollar.

Changement radical. Le discours de M. Carney intervient à un moment où les monnaies du monde entier ont chuté à leur plus bas de plusieurs années par rapport au dollar américain, et après l’annonce par les autorités américaines et étrangères de l’examen attentif des initiatives déployées par Facebook pour lancer un système de cryptomonnaie lié à plusieurs monnaies souveraines. Mais la rancœur actuelle ne fait que souligner les changements à long terme de l’économie mondiale. Son exposé est également le signe le plus évident que la révolution amorcée par le bitcoin il y a près de onze ans est en train de s’enraciner. M. Carney et Christine Lagarde, la nouvelle présidente de la Banque centrale européenne, ont tous deux parlé de l’avènement des monnaies électroniques. La France, qui s’oppose au projet de Facebook, affirme qu’une « monnaie électronique publique », au sens de la proposition de M. Carney a proposé, devrait être envisagée. De leur côté, les banques centrales de Suède, du Canada, de la Suisse et des Caraïbes orientales ont expérimenté ou sont en train d’explorer cette technologie, mais la Banque populaire de Chine (PBOC) pourrait toutes les devancer. En effet, la PBOC devrait lancer une version numérique de la monnaie nationale chinoise, le yuan, d’ici à la fin de l’année ou au début 2020. Si cela aboutit, ce serait la première grande monnaie mondiale à être numérisée. Les avantages de la numérisation pourraient être multiples. Outre des transferts d’argent transfrontaliers plus rapides et moins coûteux, une étude menée par le Fonds monétaire international a révélé que les banques centrales sont en train de chercher à réduire leurs coûts, à rendre la politique monétaire plus efficace, à atténuer la concurrence du bitcoin et de ses pairs et à offrir un réseau de paiement sans risque au public. Ces ambitions sont de nature à entraîner un changement radical du système financier international et affecter, entre autres choses, le commerce entre les pays. Le pays qui sera le premier à introduire une monnaie électronique plus facile à stocker et à utiliser à l’étranger que son équivalent physique bénéficiera « d’un avantage certain pour une meilleure utilisation de la monnaie, mais pas nécessairement en termes de réserve monétaire », explique Tommaso Mancini Griffoli, chef adjoint de la division des opérations bancaires centrales du FMI. L’intérêt croissant pour les monnaies électroniques nationales correspond également à l’évolution du marché. Les pays en développement représentent un pourcentage de plus en plus important du PIB mondial, tandis que la part des Etats-Unis diminue. L’hégémonie du dollar avait une certaine logique après la Seconde Guerre mondiale, lorsque les Etats-Unis représentaient 28 % des exportations mondiales. Aujourd’hui, ce chiffre n’est plus que de 8,8 %, selon le FMI. Pourtant, le billet vert domine toujours le commerce international, puisqu’environ 40 % de celui-ci est facturé en dollars, soit environ quatre fois la part américaine, selon les chiffres de Gita Gopinath, professeure à l’Université Harvard et aujourd’hui économiste en chef du FMI. Et selon la Banque des règlements internationaux, le dollar est utilisé dans 88 % des opérations de change dans le monde. Si la devise américaine ne va pas perdre sa position dominante du jour au lendemain, a rappelé M. Carney lors de la réunion d’août, les banquiers devraient malgré tout penser à un monde post-dollar dès maintenant, a-t-il ajouté, plutôt que d’attendre la prochaine crise pour forcer le changement. Pour l’heure, le statut du billet vert en tant que lingua franca du commerce international présente des avantages : les entreprises de pays comme l’Argentine peuvent exporter des marchandises vers la Turquie et être payées en dollars. Comme ils sont déposés dans des banques locales, ils peuvent être ensuite prêtés aux entreprises. Et comme il y a beaucoup de dépôts en billet vert, il est, de fait, moins coûteux pour les entreprises étrangères d’emprunter en dollars américains, ce qui crée une boucle de rétroaction maintenant la prééminence du billet vert. Mais comme M. Carney l’a fait remarquer le mois dernier, ce côté pratique a un inconvénient : lorsque le dollar s’apprécie, la dette libellée en dollars devient plus chère pour les entreprises étrangères. Dans le même temps, le prix des importations de ces pays augmente, ce qui peut alimenter l’inflation.

En raison du statut du dollar et d’économies plus interdépendantes que jamais, des dizaines de pays sont inextricablement liés à la politique budgétaire et monétaire américaine. Les fluctuations de la valeur du dollar se répercutent sur les marchés du crédit, provoquant des variations des flux de capitaux qui peuvent provoquer des crises financières sur les marchés émergents. « L’évolution de la situation aux Etats-Unis a d’importantes répercussions sur la performance commerciale et les conditions financières des pays qui ont une exposition directe, même relativement limitée, à l’économie américaine », a précisé M. Carney. Un contrepoids à cette dynamique pourrait être une « monnaie hégémonique synthétique », comme l’appelait M. Carney, un terme plus sophistiqué pour désigner une cryptomonnaie publique mondiale. La monnaie qu’il propose serait basée sur un ensemble de devises fiables, dont le dollar et le renminbi chinois. Cela étant, tous les décideurs politiques ne goûtent pas l’idée d’une monnaie électronique mondiale qui rivaliserait avec le dollar. Les Etats-Unis, notamment, se méfient de la croissance des cryptomonnaies. Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a déclaré ce mois-ci que les consommateurs disposent déjà de nombreuses options de paiement. De plus, a-t-il ajouté, les risques de cybersécurité associés à une monnaie numérique sont « très décourageants », rappelant que si les pirates accèdent au système, ils pourraient détourner de l’argent de la chambre forte électronique. Mais la croissance des paiements en ligne — des cryptomonnaies à Apple Pay, en passant par Venmo —soulève la question de savoir quand la Fed donnera aux individus le même accès électronique aux espèces qu’elle donne aux banques, qui récoltent des intérêts sur les fonds qu’elles déposent auprès de la banque centrale.

D’ailleurs, l’initiative de Facebook pour lancer sa propre cryptomonnaie, nommée Libra, montre comment la Silicon Valley fait pression sur les banques centrales pour qu’elles s’adaptent à la nouvelle ère. Contrairement à d’autres monnaies électroniques privées, Facebook dispose déjà d’un réseau — deux milliards d’utilisateurs sur sa plateforme qui sert également de marketplace  pour répondre à la demande des consommateurs qui seraient les éléments moteurs de l’utilisation d’une devise privée. « La monnaie électronique de la banque centrale, même si elle était créée par les grands pays, aurait probablement beaucoup moins d’utilisateurs et ne se répandrait pas sur cette plateforme de réseaux sociaux, explique Tobias Adrian, directeur du département des marchés monétaires et financiers au FMI. Cela constitue aussi une menace potentielle pour la Fed, qui doit contrôler la masse monétaire pour moduler l’inflation et stimuler l’économie. » « Aucune banque centrale ne veut que la monnaie soit quelque chose qu’elle ne contrôle pas, note de son côté Jeremy Stein, professeur d’économie à l’Université Harvard, qui a été gouverneur de la Fed de 2012 à 2014. A l’extrême, si tout dans le monde est fixé en Libra et non en dollars, les Etats-Unis ne pourraient plus fixer la politique monétaire — parce que fixer les taux d’intérêt en dollars, dans le fond, qui s’en soucierait ? » A tout le moins, la monnaie électronique de la banque centrale pourrait faire grimper les taux d’intérêt. Selon une étude publiée par des économistes du FMI, dans un monde où les consommateurs ordinaires disposeraient de comptes à la Fed ou à la banque centrale de leur pays, l’offre de dépôts bancaires diminuerait. Les banques devraient payer plus cher pour attirer les dépôts, et elles pourraient ne pas être en mesure de répercuter ces coûts en augmentant les taux d’intérêt sur les prêts. Cela ne serait pas bénéfique pour les banques, a indiqué M. Powell lors de sa conférence de presse ce mois-ci, soulignant à quel point la Fed est mal à l’aise à l’idée de perturber l’équilibre entre la banque centrale et les entreprises privées. Reste qu’il existe une manière de limiter cette menace. Les banques centrales pourraient proposer des portefeuilles numériques pour les consommateurs ordinaires sans leur verser d’intérêts. Autre possibilité : les consommateurs ne pourraient détenir de la monnaie électronique qu’auprès de leur banque, ce qui laisserait les banques centrales aussi éloignées des épargnants individuels qu’elles le sont aujourd’hui. Quel que soit le scénario retenu, la croissance des services de paiement électronique oblige les banques centrales à explorer ces nouvelles technologies, explique David Chaum, un cryptographe qui a lui-même bâti l’un des premiers systèmes de cryptomonnaie, appelé DigiCash, dans les années 1990, et qui travaille aujourd’hui sur un autre, appelé Elixxir. Pour lui, les banques centrales n’auront d’autre choix que de s’assurer que la nouvelle infrastructure monétaire est sécurisée, ajoutant : « Si ce système tombe en panne, est-ce que les gens pourront continuer d’acheter du pain ? »


22/09/2019 = Le réal brésilien devrait rester sous pression

(AOF) - Depuis la réunion de la Banque du Brésil (BCB) mercredi dernier, le real brésilien s'est fortement déprécié. La baisse des taux d'intérêt de 50 points de base n'a pas déclenché ce mouvement, puisqu’elle avait déjà été intégrée, estime Commerzbank. En revanche, la déclaration qui l'accompagnait a probablement été le facteur décisif puisque la banque centrale a indiqué très clairement qu'elle était prête à abaisser de nouveau le taux directeur en octobre de 50 points de base pour le ramener à 5 %, ajoute le cambiste. Et peut-être même en dessous dans les réunions qui suivront. L'inflation est susceptible de jouer en sa faveur, car elle restera probablement inférieure à la cible d'inflation de la banque centrale au cours des prochains mois. En tout état de cause, la publication du compte-rendu de la réunion demain ne devrait pas contribuer à calmer le marché et le real brésilien restera sous pression pour le moment, conclut Commerzbank. A cet égard, il reste à voir comment la banque centrale réagira à une nouvelle faiblesse de la devise brésilienne. En fin d'après-midi, le dollar progresse de 0,55 % à 4,1704 reais brésiliens.


20/09/2019 = Devises : calme plat vendredi midi après la Réserve fédérale

Vendredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne restait sans direction face à ses principales contreparties. Ainsi, l'euro se traite 1,1047 dollar, en hausse symbolique de 0,05%. Les variations sont similaires contre les autres paires de devises.

Les cambistes continuent de digérer les annonces de la Réserve fédérale américaine, initialement jugées décevantes. Mais finalement, avec un taux de chômage au plus bas de plusieurs décennies, une croissance encore dynamique et une inflation plancher, la Fed a néanmoins abaissé son principal taux directeur pour la deuxième fois de l'année - et depuis fin 2008. Ce qui était conforme aux attentes des analystes, même si la décision n'a pas été unanime au FOMC. Et que Donald Trump a de nouveau insulté, sur Twitter, le président de la Fed, en l'accusant de ne pas en faire assez. Ensuite, Jerome Powell a fait comprendre que la banque centrale américaine agirait au cas par cas à chacune de ses prochaines réunions, en fonction de l'évolution de la conjoncture. Ce qui est plutôt cohérent alors que le risques, notamment commerciaux, réduisent la visibilité sur la croissance. Et que l'OCDE vient de revoir en baisse significative ses projections. De ce fait, les interminables échanges entre Pékin et Washington pourraient donc se retrouver de nouveau au centre de l'attention. 'Une réunion technique s'est tenue, hier, à Washington, au siège des services du représentant au commerce, entre négociateurs chinois et américains en vue de préparer les pourparlers bilatéraux prévus début octobre', rapporte un analyste ce matin. Notons que le marché monétaire américain reste tendu : la Fed de New York a procédé, en trois fois depuis mardi, à l'injection de plus de 200 milliards de dollars de liquidités (en échange de la prise en pension d'actifs à très court terme) auprès des banques. Une quatrième opération, qui portera sur le même montant maximal (75 milliards de dollars) que les trois précédentes, sera organisée aujourd'hui en début de matinée aux Etats-Unis. Bien sûr, une conjonction d'évènements indépendants est à l'origine de ces tensions : émissions du Trésor, paiement de l'impôt fédéral et hausse des cours du pétrole. Il n'empêche que des déficits publics croissants, une demande de cash toujours à la hausse et des banques commerciales de plus en plus désireuses de placer des réserves auprès de la Fed sont incompatibles avec un bilan de celle-ci orienté à la baisse' après la fin du QE puis surtout la réduction du bilan, commente ce matin La Banque Postale AM. Proche de 4.500 milliards de dollars fin 2017 après les programmes de rachats d'actifs menés dans le cadre des QE, le bilan de la Fed se contracte désormais. Après la fin des QE puis le réinvestissement d'une partie seulement des tombées obligataires, il est repassé sous les 3.800 milliards à ce jour. Soit son niveau de l'automne 2013.


19/09/2019 = Devises : l'euro/dollar sans direction au lendemain du FOMC

Jeudi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne se reprenait avec modération contre le billet vert : l'euro gagne ainsi 0,30% ce midi à 1,1062 dollar, après avoir cédé 0,35% hier soir. L'euro baisse aussi contre le sterling et le franc suisse. La journée d'hier a été marquée par la décision de la Réserve fédérale américaine à l'issue du FOMC. Certes, les taux courts ont de nouveau été abaissés d'un quart de point, mais les commentaires sur la conjoncture ont été plutôt positifs, même si les risques commerciaux ont été pointés du doigt. Enfin, la décision n'a pas été unanime, et la lisibilité sur la politique à venir est basse. Les analystes de Commerzbank retiennent d'ailleurs que la Fed ne s'est pas engagée sur d'autres baisses de taux, et que les décisions futures seraient prise en fonction des circonstances ('data dependent'), à chaque réunion. Les banquiers centraux américains n'ont pas répondu, hier, aux interrogations sur l'évolution de leur politique monétaire ces prochains mois. Ils donnent l'image d'une profonde division interne et d'une 'navigation à vue'', commente un analyste parisien ce matin. A travers son président Powell, la Réserve fédérale peine (...) toujours à donner un cap clair à sa politique monétaire et à expliquer sa réaction en fonction des risques commerciaux et sur la croissance mondiale', ajoute-t-on chez Mirabaud.


18/09/2019 = Devises : modération des attentes avant la Fed 

 (CercleFinance.com) - En hausse de 0,66% hier, la monnaie unique européenne perdait un peu de terrain face au billet vert ce midi sur le marché des changes avant les annonces de la Fed, ce soir. Pour l'heure, l'euro se tasse de 0,21% à 1,1050 dollar, tout en restant pratiquement neutre face à ses autres grandes contreparties. Le comité de politique monétaire (le FOMC) de la banque centrale américaine, qui a commencé hier, se terminera ce soir par un communiqué suivi de la conférence de presse animée par Jerome Powell, son président vertement critiqué ces derniers jours par Donald Trump sur Twitter. Le locataire de la Maison-Blanche réclame davantage de baisses de taux. Qu'en pense le consensus ? Selon l'indicateur FedWatch du CME, la probabilité implicite d'une diminution ce soir du principal taux directeur de 2-2,25% à 1,75-2% de 54,2%, taux très nettement inférieur aux 87,7% constatés de la semaine passée. Les attentes d'assouplissement se sont donc atténuées ces derniers jours. Rappelons que la Fed a déjà baissé ses taux en juillet. Selon IG France, 'même si la Fed soulignera les risques baissiers liés à l'environnement économique mondial, les facteurs domestiques devraient l'empêcher d'aller trop loin dans son assouplissement', le chômage et l'inflation se situant par exemple à des niveaux très bas. 'Sans compter qu'une approche trop souple dans un contexte de forte pression politique pourrait mettre un peu plus à mal sa crédibilité. Un message globalement neutre malgré une baisse de taux serait un moyen d'afficher de la distance avec les pressions de l'administration américaine', ajoute-t-on chez IG France.

Relevons qu'hier, la Fed de New-York a procédé en urgence à l'injection de 53 milliards de dollars (c'est-à-dire la prise en pension de titres pour ce montant en échange des liquidités correspondantes, pour une journée ; c'est en quelque sorte un mini-QE) dans le système monétaire et entend injecter de nouveau 75 milliards aujourd'hui. L'objectif : atténuer les tensions sur les taux courts et les maintenir dans la fourchette actuelle (entre 2 et 2,25%) après une vive tension, qui les a vu grimper à plus de 4%. Il n'avait plus été nécessaire de procéder à une telle intervention depuis une bonne dizaine d'années. Explications d'un analyste : 'd'abord, les entreprises américaines devaient payer leurs impôts le 15 septembre, ce qui a réduit la quantité de dollars disponibles. Ensuite, le Trésor américain, dont les déficits s'envolent, a procédé à des adjudications qui devaient être réglées lundi à hauteur de 78 milliards de dollars et les banques. Enfin, ce même Trésor avait un niveau extrêmement bas de réserves auprès du Fed (184 milliards de dollars le 11 septembre, contre 400 milliards en moyenne depuis 2015) et il aurait été tenté de remonter le niveau de son compte en banque après que le plafond de la dette a été relevé par le Congrès. Il s'agirait d'un problème 'technique'', indique-t-il, lié à un manque de liquidités. Une opinion partagée par nombre de spécialistes, même s'il faudra surveiller de près l'éventuelle réédition de ce type d'incident. La Fed a tout de même perdu, fut-ce temporairement, la maîtrise de la partie basse de la courbe des taux qu'elle est censée administrer.

L'éco, future monnaie ouest-africaine, gardera sa parité avec l'euro

L’organisation régionale, dont les huit États membres ont tous pour monnaie le FCFA, plaide pour les critères de convergence économique nécessaires à la mise en place de cette monnaie soient atteint dès la fin de cette année. Sur l’éco, future monnaie ouest-africaine, le président en exercice de l’UEMOA , Alassane Ouattara, a donné quelques précisions. L’éco sera-t-il le nouveau nom du franc CFA ? Oui, en tout cas dans un premier temps, puisque la monnaie unique ouest-africaine conservera son taux fixe par rapport à l’euro, a expliqué Alassane Ouattara. « Aujourd'hui, le taux de change de l'euro par rapport au franc CFA est de 655,9. Et bien sûr, si les chefs d'État décidaient l'année prochaine de changer le franc CFA en éco parce que nous avons respecté tous les critères de convergence, ce taux ne changerait pas dans l'immédiat. » 

À terme, une fois que l’éco dépassera les frontières de l’UEMOA et intégrera des pays qui n’ont pas le franc pour monnaie, cette question d’un taux flexible pourra être remise sur la table des débats. Mais pour Alassane Ouattara la parité fixe a plusieurs avantages. « Nous considérons que ce taux de change fixe vis-à-vis de l'euro a bien servi nos économies, maîtrise l'inflation, nous permet d'avoir des taux de croissance les plus élevés du continent. Il n'y a rien de pire pour les populations que l'inflation. Je suis très fier de dire que la Côte d'Ivoire depuis sept ans n'a jamais dépassé un taux d'inflation de 1 à 2% par an, et il faut que cela soit maintenu. » 

Pour l’instant, l’heure est au respect des critères de convergences. Notamment le déficit à 3% du PIB. L’UEMOA est à quatre aujourd’hui. Objectif pour les États membres : descendre à 3% d’ici la fin de l’année pour que l’éco puisse entrer en vigueur l’an prochain.


EUR/USD : trois statistiques à suivre cette semaine pour le cours Euro-Dollar

Le taux de change EUR/USD étendra-t-il son léger rebond effectué cette semaine ? Mardi 16 juillet à 14h15 : ventes au détail du mois de juin aux Etats-Unis

Alors que la semaine s’annonce relativement calme sur les marchés, le taux de change EUR/USD pourrait être influencé par quelques publications. Celle de ventes au détail du mois de juin aux Etats-Unis pourrait bien être la première susceptible d’orienter la paire EUR/USD, tant les évènements attendus en ce milieu du mois de juillet se font plus rares. La paire Euro-Dollar pourrait ainsi être réagir au résultat de ces ventes, dans la mesure où elles fournissent une mesure globale des ventes de biens et de services réalisées par les commerçants américains. Un résultat inférieur à l’anticipation du consensus (+0,1%) pourrait soutenir le cours EUR/USD. La paire EUR/USD évoluer la semaine prochaine en fonction de trois principales publications. Mercredi 17 juillet à 11h00 : estimation finale du taux d’inflation du mois de juin en zone euro. 

Bien qu’il s’agisse de l’estimation finale, les investisseurs du taux de change EUR/USD pourraient surveiller les chiffres de l’inflation de la zone euro. La faible inflation de la région est la principale raison obligeant la BCE opter pour une politique expansionniste défavorable au cours EUR/USD. Un nouveau signe de ralentissement de l’inflation pourrait intensifier un peu plus les spéculations portant sur un prolongement de cette politique accommodante, et fragiliser ainsi la paire Euro-Dollar. Côté euro, cette publication sera sans doute la plus suivi cette semaine par le marché EUR/USD avec celle de l’indice allemand ZEW du climat des affaires. Mercredi 17 juillet à 20h00 : publication du Livre Beige de la Réserve Fédérale. Au terme d’une semaine marquée par une double audition de Jerome Powell, la paire EUR/USD pourrait une nouvelle fois être catalysée par l’actualité de la Fed. Cette dernière publiera en effet mercredi soir son Livre Beige, susceptible de provoquer un regain de volatilité relatif sur le cours EUR/USD. Publié généralement deux semaines avant la réunion du FOMC, le Livre Beige donne un aperçu général de l’état de l’économie américaine. Ainsi, un nouveau rapport prudent de la banque centrale pourrait renforcer les spéculations sur une réduction de taux accrue cette année, et favoriser ainsi l’Euro-Dollar. Pour rappel, les marchés anticipent une baisse des taux de la Fed le 31 juillet, reste à savoir la réaction du cours EUR/USD.


Comment trader l’indice Dollar US (DXY) : astuces et stratégies de trading

Qu'est-ce que l'indice Dollar US et pourquoi trader cet indice ?

L'indice Dollar US (DXY) mesure la performance, ou la valeur, du dollar américain face à un panier d'autres devises. Il s'agit des devises des principaux partenaires commerciaux des États-Unis : l'euro, le yen japonais, la livre sterling, le dollar canadien, la couronne suédoise et le franc suisse. Étant un indice, son fonctionnement est similaire à celui du CAC 40 ou du Dow Jones, mais au lieu de servir de baromètre de la santé du marché actions, il représente la force relative du dollar américain. L'indice est tenu à jour et publié par ICE (Intercontinental Exchange Inc) et sa valeur est calculée toutes les 15 secondes.  Pourquoi trader l'indice Dollar US ? Le dollar américain est la monnaie de réserve mondiale, ce qui signifie qu'il est largement négocié et qu'il suscite l'intérêt des traders des quatre coins du monde. Il s'agit également d'une devise idéale pour s'exposer au marché des changes. En effet, le dollar américain figurait dans 88 % des paires négociées en avril 2016 selon l'enquête "Triennale" de la Banque des Règlements Internationaux auprès des banques centrales publiée en 2016. Le dollar américain présente une caractéristique assez unique, dans la mesure où son cours a tendance à progresser en période d'incertitude sur les marchés mondiaux, mais également lorsque l'économie américaine est croissante. C'est la raison pour laquelle le cours du dollar américain forme des tendances de long terme bien établies que les traders qualifiés peuvent exploiter. Dans la suite de cet article, il sera expliqué comment trader sur ces tendances, et présenté la théorie du "Dollar Smile" qui apporte une clarification quant à l'existence des tendances que forme le cours du dollar américain.

Stratégie de trading sur le dollar américain. Les traders utilisent différentes stratégies de trading sur l'indice Dollar US, qui diffèrent selon le type de trader et la stratégie mise en œuvre. Les stratégies de trading les plus utilisées comprennent l'analyse des tendances, des canaux, de l'évolution du cours (analyse des chandeliers japonais) et des cassures. Abordons à présent l'une de ces stratégies et découvrons en quoi le trading de tendance peut nous aider à optimiser nos chances de réussites. 

Trader la tendance de l'indice Dollar US (DXY)

Etant la monnaie de réserve mondiale, le cours du dollar américain forme généralement des tendances de long terme bien établies. Le trading de tendance constitue l'une des nombreuses stratégies adoptées par les traders du Forex en quête de signaux d'entrée sur un marché évoluant dans une tendance dominante. Le graphique ci-dessous montre clairement les périodes au cours desquelles une tendance s'est établie. Ces tendances se caractérisent par des périodes de sommets et de creux de plus en plus hauts (oblique haussière verte) et de longues périodes de sommets et de creux de plus en plus bas (oblique baissière rouge). Périodes de tendances bien définies de la valeur de l'indice Dollar US (août 2016 – novembre 2018) :

Indice Dollar US faisant état de tendances bien définies. Une approche commune de cette stratégie de trading consiste à déterminer la tendance de long terme, puis à rechercher les points d'entrée idéaux en utilisant un indicateur, une unité de temps plus courte ou en analysant simplement l'évolution du cours. Par exemple, sur le graphique ci-dessous, les signaux viennent confirmer une tendance baissière après que le cours du dollar US ait inscrit un sommet. Cette tendance baissière se dessine en observant des sommets et des creux de plus en plus bas, représentés par les cercles bleus. La tendance baissière est confirmée lorsque le marché inscrit un creux plus bas que le précédent après avoir configuré un sommet plus bas que le précédent. À ce stade, seuls les trades dans le sens de la tendance doivent être considérés. Cette notion est particulièrement importante lorsque les traders ont recours à un indicateur. En effet, le concept de tendance est inconnu des indicateurs, ils peuvent alors générer des signaux peu pertinents. Les traders doivent se concentrer sur les signaux allant dans le sens de la tendance.

Les swing traders ont recours à l'analyse sur plusieurs unités de temps pour définir les niveaux d'entrées en position. L'unité de temps la plus longue (graphique journalier) permet aux traders de définir la tendance générale. En utilisant une unité de temps plus courte (graphique 4 heures), le trader découvrira des signaux d'entrée. Les signaux allant dans le sens de la tendance auront une probabilité de gain plus élevée. Maintenant que la tendance baissière est définie, nous pouvons rechercher les niveaux d'entrée en position vendeuse (représentés dans la zone rouge).


Vacances: quelles sont les destinations où le taux de change est intéressant ? Publié le 21.06.2019 à 11h20 • Mis à jour le 21.06.2019 à 11h21 - par Rédaction Mieux Vivre 

Quand il s’agit de convertir ses euros, certains pays sont plus attrayants que d’autres. Tour d’horizon. Comment choisir sa destination pour partir en vacances ? En se basant sur l’ensoleillement ? La présence de plages paradisiaques ou de chemins pour s’adonner à la randonnée ? Et si cette année, votre destination était dictée par le taux de change pratiqué entre la monnaie locale et l’euro ? En effet, l’évolution du taux de change permet de faire de substantielles économies sur le budget de ses vacances. 

La Turquie, l’Australie, la Suède… Ainsi, selon le site Cbanque.com, la destination la plus avantageuse pour partir est cette année la Turquie, quatrième destination mondiale hors zone euro. Au 19 juin 2019, le taux de change était de 6,54 livres turques pour un euro. La différence est ainsi de 19% sur un an, soit un gain de 158,83 euros pour 1 000 euros échangés. L’Australie, la Suède, la Chine (deuxième destination mondiale hors zone euro) et la Nouvelle-Zélande sont les autres pays de ce classement où il est possible de profiter d’un euro fort. Par rapport aux monnaies locales, l’euro s’est apprécié respectivement de 4% (Australie et Suède), 3% et 2%. Ce qui représente un gain compris entre 36,74 euros et 23,26 euros pour 1 000 euros échangés par rapport à l’année 2018. La livre sterling britannique s’est aussi un peu dépréciée face à l’euro, ce qui en fait une destination intéressante.  

A LIRE >>> Le budget vacances des Français pour l’été 2019 est en hausse - L’indice « Big Mac » 

A l’inverse, les destinations à éviter compte tenu du taux de change sont les Etats-Unis, le Japon, la Thaïlande, l’Egypte et le Mexique. Dans ce dernier pays, l’euro s’est déprécié face au peso : -10% par rapport à 2018. Pour 1 000 euros échangés, la perte est de 105,67 euros. Idem en Egypte, où l’euro a perdu 9% par rapport à la livre égyptienne. La perte est donc de 102,78 euros pour 1 000 euros échangés, par rapport à l’année dernière. Face au baht thaïlandais, comptez une perte de 81,91 euros. 

Cependant, ces chiffres ne sont pas forcément représentatifs du pouvoir d’achat effectif sur place. Cbanque.com rappelle l’existence de l’indice « Big Mac », qui permet de comparer le pouvoir d’achat selon le prix du célèbre sandwich de McDonald’s. Ainsi, le Big Mac vaut 4,64 euros en moyenne dans la zone euro (5,84 euros en Suède) contre 5,58 dollars aux Etats-Unis. Les pays occidentaux sont donc plutôt des destinations chères pour des porteurs d’euros. A contrario, la Turquie et l’Egypte, ainsi que le Moyen-Orient et certains pays d’Asie du Sud permettent aux touristes européens d’avoir un pouvoir d’achat élevé. Le Big Mac y est vendu entre 2 euros et 2,55 euros.


EUR/USD : prévision du taux de change Euro-Dollar avec Powell et le PIB américain

 Le taux de change EUR/USD profite du repli du dollar et tente d'enclencher un signal technique haussier à court terme.

Sujets évoqués dans cette analyse EUR/USD

     Le taux de change EUR/USD salue le recul du dollar pénalisé par les spéculations portant sur la Fed

    La paire Euro-Dollar pourrait être catalysée cette semaine par Jerome Powell et la macro-économie

    Le cours EUR/USD fait pression sur la résistance à 1,1387$ en essayant de se diriger vers 1,15$

 Le taux de change EUR/USD salue le recul du dollar pénalisé par les spéculations portant sur la Fed

Le taux de change EUR/USD tente de prolonger une marche en avant relancée la semaine passée. La paire EUR/USD bénéfice en effet d’un repli du dollar américain encouragé par la perspective de voir la Fed baisser ses taux cette année. Cette dernière a stimulé le cours Euro-Dollar la semaine passée en confirmant de manière claire cette éventualité, dans le cadre de sa réunion monétaire. La probabilité implicite d’une baisse de taux de la Fed au mois de juillet est estimée à 67,7% par le Groupe CME, de bon augure donc pour le cours EUR/USD. Par ailleurs, les investisseurs Euro-Dollar ont pu prendre connaissance vendredi du décevant PMI manufacturier américain de juin retombé vendredi à 50,1. En outre, la paire EUR/USD tente également de tirer profit du rebond de l’euro. La monnaie unique reste confrontée à la politique expansionniste de la BCE, mais bénéficie d’un effet de rachats de positions vendeuses salué par le cours EUR/USD. Le repli de certaines majeures tel que le dollar ou la livre sterling semble être bénéfique à la monnaie européenne et au taux Euro-Dollar dans son sillage. Mardi, le taux de change EUR/USD sera une nouvelle fois exposé à Jerome Powell qui interviendra à New-York sur le thème de l’économiques et de la politique monétaire. Le cours Euro-Dollar pourrait également être influencé par le PIB et l’indice PCE américains prévus respectivement jeudi et vendredi. Le cours EUR/USD fait pression sur la résistance à 1,1387$ en essayant de se diriger vers 1,15$Du point de vue de l’analyse technique, le taux de change EUR/USD se maintient pour l’heure dans une tendance latérale malgré sa récente poussée. La paire EUR/USD s’est affranchie de sa résistance située à 1,1342$ et met désormais celle à 1,1387$ sous pression. Un franchissement de cette dernière confirmerait cette bonne dynamique et relancerait le cours Euro-Dollar en direction des seuils situés à 1,1436$ et 1,15$. L’indicateur de momentum RSI en données 4 heures confirme ce potentiel du cours EUR/USD en fluctuant au-dessus de la borne 70. De son côté, l’indicateur contrarien Sentiment IG de positionnement des traders particuliers sur la paire Euro-Dollar détecte un signal haussier.


EUR/CHF – USD/CHF : le franc suisse flambe et s’envole face à l’euro et au dollar donc du seuil des 50, qui sépare l'expansion de la contraction de l'activité.

Le franc suisse reste haussier sur le marché des devises et pénalise les taux de change EUR/CHF et USD/CHF.

LE FRANC SUISSE AFFIRME SA TENDANCE HAUSSIÈRE MALGRÉ LA POLITIQUE ULTRA-ACCOMMODANTE DE LA BNS

Le franc suisse accélère face à l’euro et au dollar, mettant sous pression le cours EUR/CHF et celui de la paire USD/CHF. Dans le sillage d’un mois de mai prolifique en raison des tensions commerciales, le franc suisse reste acheté sur le marché des devises. En dépit des efforts fournis par la BNS, le franc suisse reste acheté, illustrant la volonté des investisseurs. La dépréciation du dollar après l’intervention accommodante de la Fed et la fragilité d’un euro impacté par les déclarations de Mario Draghi pèse également sur la paire USD/CHF et sur le cours EUR/CHF. Analysons à présent graphiquement le franc suisse à travers les cours EUR/CHF et USD/CHF.

L’EURO A ENREGISTRÉ UN CREUX ANNUEL FACE AU FRANC SUISSE, LA PAIRE EUR/CHF A CASSÉ 1,1119 CHF

La paire EUR/CHF profite vendredi d’un effet de rachats de positions vendeuses. Après avoir subi une lourde chute face au franc suisse, l’euro effectue un rebond technique. En effet, le cours EUR/CHF a endommagé sa tendance de fond latérale en cassant son support critique à 1,1157 chf et en enregistrant un creux de près de deux ans. La paire EUR/CHF reste ainsi confronté à un risque baissier. Un « pullback » baissier de la monnaie unique face au franc suisse sous la zone entre 1,1119 et 1,1157 chf pourrait renforcerait ce risque et exposer le taux de change EUR/CHF au risque d’un retour sur une ancienne résistance hebdomadaire à 1,10 chf.


Devises : le dollar s'affaiblit encore, après le PMI "flash" aux Etats-Unis

L'activité économique mesurée par l'indice PMI a ralenti en juin pour le deuxième mois consécutif aux Etats-Unis, portant un nouveau coup au dollar, déjà affaibli par la perspective de nouvelles baisses de taux de la Fed.  

(Boursier.com) — Le dollar a terminé la semaine en berne, après la publication d'indices PMI d'activité décevants aux Etats-Unis en juin. L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) a cédé vendredi 0,40% à 96,24 points, ce qui porte son recul à 1,5% depuis mercredi, lorsque la Fed a fait savoir qu'elle était prête à reprendre ses baisses de taux pour soutenir sa croissance américaine chancelante. Le billet vert a désormais cédé près de 2% par rapport à ses plus haut annuels, et il est revenu à son niveau du 31 décembre 2018. L'euro a grimpé de son côté de 0,66% vendredi, à 1,1365$, portant sa hausse à 1,4% sur la semaine. La devise européenne était pourtant tombée brièvement, mardi, sous le seuil de 1,12$, en réaction aux propos très "colombes" de Mario Draghi, le patron de la BCE, qui envisage lui aussi de nouveaux assouplissements monétaires. Le président américain Donald Trump, agacé par la chute de l'euro, s'était même fendu d'un tweet mardi, pour juger que Mario Draghi "facilite de façon injuste la compétition contre les Etats-Unis. Cela fait des années qu'ils s'en tirent comme ça, avec les Chinois et d'autres", avait ajouté le président américain. 

La baisse du dollar pourrait se poursuivre : Trois jours plus tard, le président américain paraît avoir été entendu par les marchés, et par la Fed, qui semble bel et bien prête à de nouveaux assouplissements monétaires après y avoir résisté pendant de longs mois, malgré des critiques incessantes de Donald Trump, fustigeant des taux jugés trop élevés et pénalisants pour la croissance. Pour de nombreux spécialistes des marchés de change, le repli du billet vert devrait se poursuivre ces prochaines semaines dans l'optique de baisses de taux de la Fed. La publication, vendredi, d'un nouveau ralentissement de l'activité économique aux Etats-Unis en juin, renforce encore ces attentes : l'indice "flash" (préliminaire) Markit PMI composite est ainsi ressorti à 50,6 en juin contre un consensus de 50,9 et une mesure à 50,9 en mai. Il approche donc du seuil des 50, qui sépare l'expansion de la contraction de l'activité.

Taux de change : les destinations de vacances à privilégier cet été 

Par Marie-Eve FRÉNAY - Publié le vendredi 21 juin 2019 à 07h00 - cbanque.com - Pour ces vacances estivales de 2019, partir en Thaïlande, en Egypte ou au Mexique est moins intéressant que l’an passé pour un touriste européen. En revanche, il reste possible de profiter d’un euro fort dans quelques pays que voici. Londres, Prague, New York ou bien Marrakech ? A l’approche des premiers départs en vacances, vous hésitez encore sur votre destination pour cet été. A en croire le dernier volet du Travellers’Choice, ce classement des meilleures destinations établi par TripAdvisor sur la base des avis déposés par les voyageurs, c’est dans la capitale londonienne que vous devez poser vos valises cette année. Viennent ensuite Paris, Rome et la Crète. Mais si vous rêvez de destinations plus exotiques, le site de voyage vous recommande alors de vous envoler pour Bali en Indonésie ou pour Phuket en Thaïlande. Décors de carte postale assurés !  

Devises : la Fed stoppe net l'ascension du dollar !

Boursier.com Victoria Adam, publié le 20/06/2019 à 20h59 -  La devise américaine a perdu près d'1% en deux séances après que la Réserve fédérale américaine a signalé son intention de baisser ses taux directeurs si la conjoncture continue de se dégrader. — Le signal clair en vue d'une baisse des taux délivré mercredi par la Fed a envoyé le dollar au tapis. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence (euro, yen, livre sterling, franc suisse, dollar canadien et couronne suédoise) a ainsi chuté de près de 1% en 24 heures, depuis les annonces de la banque centrale américaine. Après un recul de l'ordre de 0,5% mercredi, l'indice du dollar reculait encore de 0,48% jeudi, à 96,65 points, et ne progresse plus que de 0,5% depuis le début de l'année. De son côté, l'euro regagnait 0,6% jeudi soir face au billet vert, à 1,1293$. La devise européenne était pourtant tombée mardi sous le seuil de 1,12$, en réaction à des propos très "colombes" de Mario Draghi, le patron de la BCE, qui envisage lui aussi de nouveaux assouplissements monétaires. Cet accès de faiblesse de l'euro avait déclenché la colère de Donald Trump, qui avait déclaré via Twitter que Mario Draghi "facilitait de façon injuste la compétition contre les Etats-Unis. Cela fait des années qu'ils s'en tirent comme ça, avec les Chinois et d'autres", avait ajouté le président américain.

Devises : la proposition choc de Washington pour contrer Pékin

Washington continue d'être préoccupée par la faiblesse du renminbi et le manque de transparence de la politique de changes de Pékin. La sous-évaluation d'une devise pourrait bientôt constituer une subvention cachée donnant droit à des compensations pour les Etats-Unis. Les Echos : Publié le 29/05 à 20h23 Le rapport que le département du Commerce américain vient de publier risque de faire des vagues. Dans le contexte actuel de tensions entre les Etats-Unis et la Chine, il propose d'inclure « la sous-évaluation d'une monnaie » dans la définition d'une « subvention » qui entraîne des droits compensateurs de la part des Etats-Unis. Un pays qui manipule sa monnaie offre une subvention cachée et une aide à son économie, sous la forme d'une compétitivité accrue de ses exportations. Cette modification de la définition d'une subvention n'a pas besoin l'aval du Congrès.

DEVISES : LE BRÉSIL ET L'ARGENTINE POURRAIENT ADOPTER UNE MONNAIE COMMUNE

Alors que l'Argentine est confrontée à une inflation très forte, le pays pourrait adopter une monnaie commune avec celle du Brésil. Le Brésil et l'Argentine vont-ils adopter une monnaie unique ? Les deux pays ont lancé une réflexion sur une telle devise, qui pourrait s'appeler le "peso real", a déclaré vendredi le président brésilien Jair Bolsonaro, en visite à Buenos Aires. "Nous avons fait un premier en direction d'une monnaie unique", a assuré le chef d'Etat brésilien, qui a apporté son soutien à son homologue argentin Mauricio Macri, qui brigue un second mandat lors de la présidentielle d'octobre. "Nous (en) discutons depuis quelques temps avec mon homologue brésilien Paulo Guedes, pour l'instant c'est une idée que nous partageons", a indiqué pour sa part le ministre argentin de l'Economie, Nicolas Dujovne. "L'Argentine et le Brésil, nous devons parvenir à plus d'intégration et ouvrir nos économies, entre nous, et au monde. Nous sommes exposés aux mêmes chocs (monétaires et économiques) externes, nous dépendons beaucoup de nos exportations de matières premières et nos monnaies fluctuent en fonction de la conjoncture internationale", a ajouté le ministre. "Une plus grande stabilité (monétaire) conduirait à plus de commerce, à plus de croissance et à une baisse de l'inflation", a poursuivi Nicolas Dujovne, en référence à la flambée des prix en Argentine qui a atteint 55% sur les 12 derniers mois. Depuis début 2018, le peso argentin s'est dévalué de 60%.

Devises : l'euro recule, Donald Trump fustige Mario Draghi !

Le président de la BCE a clairement ouvert la voie, mardi, à de nouveaux assouplissements monétaires, entraînant un recul de l'euro et des taux souverains dans le zone euro. Donald Trump s'en est offusqué, jugeant injuste la politique de la BCE... (Boursier.com) — Les marchés de changes et de taux se sont agités mardi, après des propos très "colombes" de Mario Draghi, le patron de la BCE, en faveur de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire, compte-tenu du ralentissement conjoncturel actuel. L'euro a nettement reculé, tombant jusqu'à 1,1181$ (-0,32%) en séance, avant de finir la journée en recul de 0,2% à 1,1195$, non loin de son plus bas niveau depuis plus de deux ans, en mai 2017. De son côté, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) progressait légèrement de 0,10% à 97,66 points, au plus haut depuis plus de deux ans.

DEVISES : BIENTÔT UNE ALTERNATIVE À L’EURO EN ITALIE ?

Avec la possible émission de mini-Bots (des bons du Trésor), l’Italie pourrait faire flamber sa dette… ou concurrencer l’euro à l’intérieur de ses frontières ! Que cherche Rome avec les mini-Bots (Buoni ordinari del tesoro, bons ordinaires du Trésor à court terme) ? Le 28 mai, la chambre des députés italienne a voté à l’unanimité la possibilité d’émettre ces titres de paiement, imaginés par l’économiste Claudio Borghi, président de la commission du budget de l’Assemblée nationale… et partisan de longue date d’une sortie de l’Italie de la zone euro (Italexit ou Itaxit). Ces mini-Bots seraient une sorte de reconnaissance de dette, émis par le Trésor italien pour faire face aux retards de paiement de l’État à l’égard de ses fournisseurs. Déjà, “des Etats en mal d’argent comme la Californie récemment ou l’Argentine au début des années 2000 avaient payé des fonctionnaires via ces titres de reconnaissance de dette au porteur”, rapporte Eric Dor, le directeur des études économiques à l’IESEG School of Management.

Pensée économique du mois

"L'argent n'a pas d'odeur, mais à partir d'un million il commence à se faire sentir." (Tristan Bernard)

L'info insolite du mois

Une réserve de 24 lingots d’or d’une valeur de plus de 1,1 M $ a été découverte dans le compartiment des toilettes d’un avion commercial en Inde orientale.

Les nettoyeurs ont trouvédans deux sacs à bord d’un vol Jet Airways à l’aéroport de Kolkata, ont indiqué les responsables. L’Inde est l’un des principaux consommateurs d’or au monde et les importations sont considérées comme un contributeur majeur au déficit du pays. Le gouvernement a récemment levé les taxes sur les importations de bijoux en or de 15% à 10%. Il s’agissait de la troisième augmentation de cette année. Le gouvernement tente de freiner la demande pour le métal précieux, dont beaucoup Indiens thésaurisent traditionnellement dans la croyance croyant que ça apportera la sécurité financière. L’avion sur lequel les 1 kg de lingots d’or ont été trouvés mardi avait apparemment venu de Bangkok, selon les médias locaux, avant de faire escale en Inde. “Le personnel de nettoyage de l’aéroport en faisant leurs tâches de routine, a trouvé deux sacs dans les toilettes de l’avion”, a déclaré le directeur de l’aéroport BP Mishra. L’or a été évalué à une valeur allant de 70m et 90m de roupies (jusqu’à 1,4 M $ ou 900 000 euro).


En bref

Vente d’or : le régime fiscal des plus-values en 5 points clés

Lors de la cession de son or, un particulier peut bénéficier du régime des plus-values sur les biens meubles, plus favorable que la taxation classique. Cette option est réservée aux vendeurs pouvant justifier du prix et de la date d'achat de leurs pièces et lingots. Explications. La taxation sur les ventes d'or va être durcie au 1er janvier 2014. Le projet de Budget pour 2014 inclut notamment le relèvement de la taxe forfaitaire acquittée par les cédants sur le produit de la vente de 7,5 à 10%, hors CRDS de 0,5%, pour une taxation totale de 10,5%. Dans le même temps, le régime de la taxation des plus-values sur les biens meubles, dont bénéficient certains vendeurs, va également être durci. Le nombre d'années de détention exigées pour profiter d'une exonération totale de prélèvements va être porté de 12 à 22 ans en 2014. Toutefois, ce mode de taxation reste bien plus intéressant que le régime classique. Le point sur les avantages du régime des plus-values sur les biens meubles et les particuliers pouvant en tirer parti.

Taxation sur les seules plus-values

Contrairement à la taxe forfaitaire qui s'applique à l'ensemble du produit de la cession, le régime des plus-values sur biens meubles ne concerne que le gain opéré, taxé à un taux global de 34,5%, prélèvements sociaux de 15,5% inclus. Pour une pièce acheté 100 euros et revendue 120 euros l'année suivante, la taxe sur la cession se limite à 6,9 euros ((120-100) x 34,5%). Soumise à la taxe forfaitaire, cette même vente occasionne 12,6 euros de prélèvements, soit 120 x 10,5%. Le vendeur, en optant pour ce mode de taxation, économise ainsi 5,7 euros. Cet avantage est encore plus élevé s'il cède son or au prix d'achat : pas de plus-value signifie pas de taxation, contrairement à la taxe forfaitaire.

Abattements pour durée de détention

Parallèlement à une taxation avantageuse, il est possible d'être partiellement ou totalement exonéré sur la revente de ses pièces ou lingots d'or. « La plus-value brute réalisée sur les biens ou droits mentionnés à l'article 150 UA est réduite d'un abattement de 10 % pour chaque année de détention au-delà de la deuxième », précise l'article 150 VC du Code général des impôts. En reprenant notre exemple, si le propriétaire cède son or au prix de 120 euros après 7 ans, il bénéficiera d'un abattement de 50% et la plus-value taxée se limitera à 10 euros, pour une taxation globale de 3,45 euros. Au-delà de 12 ans de détention, cette taxation sera nulle. Cependant, le projet de loi de finances pour 2014 envisage de relever ce délai de détention à 22 ans. Les abattements au-delà de la deuxième année de détention seront par conséquent abaissés à 5% par an. En reprenant notre exemple précédent, l'abattement au bout de 7 ans se bornera ainsi à 25%. Et il faudra donc attendre plus longtemps pour céder son or en franchise totale d'impôt à partir du 1er janvier 2014.

Justification de la date d'achat et du prix

Toutes les pièces et lingots ne sont pas éligibles à ce régime. Il faut en effet pouvoir justifier de la provenance et de la date d'achat de l'or investissement (lingots dont la pureté est égale ou supérieure à 995 millièmes et pièces d'une pureté égale ou supérieure à 900 millièmes). « L'option ne peut être formulée que si le contribuable est en mesure d'établir de manière probante la date et le prix d'acquisition de l'objet ou de justifier que le bien est détenu depuis plus de douze ans », rappelle une note du Bulletin officiel des finances publiques du 27 mai 2013. Si ces preuves peuvent être apportées par tous moyens, l'administration fiscale les détaille précisément. Ces éléments doivent prendre la forme d'un « certificat délivré par un officier ministériel attestant que l'objet a été acquis dans une vente publique, et mentionnant la date et le prix payé », d'une « facture régulière délivrée par un commerçant ou une société de ventes », d'un « reçu ou une facture délivré par un particulier » ou d' « un extrait de la déclaration ou de l'acte ayant servi de base à la liquidation des droits de mutation et mentionnant le bien concerné » dans le cadre d'un bien reçu par voie de succession ou de donation. 

La justification de la date et du prix par un numéro, une gravure personnalisée, un emballage scellé identifiable, un objet inscrit au crédit d'un compte de dépôt ouvert auprès d'un établissement financier permet également de caractériser l'objet ou le lot en question. « En l'absence d'une telle individualisation de l'objet, le contribuable n'est pas à même d'apporter les justifications nécessaires et ne peut donc exercer l'option prévue », prévient le fisc.

Régime en vigueur depuis 2006

Bénéficier de la taxation des plus-values sur les biens meubles est donc l'apanage d'un nombre limité de propriétaires d'or. Surtout que « l'option de la taxation sur la plus-value qui existait depuis l'origine (1976) pour les bijoux et objets d'art a été étendue aux métaux précieux le 1er janvier 2006 », ajoute François de Lassus, directeur de la communication externe de CPoR Devises (lire son interview ici), principal opérateur sur le marché de l'or physique en France. De fait, les particuliers ayant acquis le métal précieux avant cette date n'ont logiquement pas cherché à détenir les justificatifs demandés : en tout état de cause, il n'avait aucune raison de le faire, fiscalement parlant.

Toutes les pièces vendues doivent être accompagnées des justificatifs adéquats pour profiter de la taxation des plus-values sur les biens meubles. « Ce n'est pas une question de type de pièces mais pour toutes les pièces la nécessité que le lien entre elles et la facture ou le document d'acquisition soit incontestable », assène François de Lassus. Pas de justificatif, pas de taxation de faveur donc...

 

Remplir le formulaire 2092

Les vendeurs d'or pouvant communiquer à l'administration fiscale les justificatifs de date d'achat et de prix de leurs objets doivent déposer une déclaration spécifique. L'imprimé 2092 (CERFA 10 251), téléchargeable sur le site impots.gouv.fr, doit être rempli puis adressé par le vendeur à son service des impôts.

L'administration
fiscale, en cas d'erreur ou d'une insuffisance de preuve pour justifier les caractéristiques de l'objet, peut remettre en cause l'option pour la taxation des plus-values sur les biens meubles. « La taxe forfaitaire (...) est alors exigible dans les conditions de droit commun », avertit le fisc.

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